Corps gravitaires + Beauté Brute: magnifique double big bang dansé! par Robert Boisclair

Publié le 16 mars 2017 par Sandrine Lambert

Robert Boisclair nous livre sa critique enthousiaste pour le programme-double de Corps Gravitaires + Beauté Brute.

Photo: Martin Bélanger

Photo: Martin Bélanger

Vent de fraîcheur
C’est un agréable vent de fraîcheur que propose ce programme double dansé. Si Corps gravitaires est plus cérébral et asexué, Beauté Brute est plus instinctif et féminin. Dans les deux cas, la proposition est plus qu’intéressante.

Geneviève Duong part à la conquête de l’espace et du mystère de la création. L’ouverture du spectacle avec la merveilleuse Odile-Amélie Peters est magnifique. La création de l’univers exprimée en un merveilleux solo. Tout débute par un noir total. Une douce musique se fait entendre. Puis par teintes successives la danseuse, tout de noir vêtue, apparaît doucement. Par bribes. Par des soupçons d’éclairage. Le big bang créateur s’offre à nous.

Les deux autres danseuses se joignent à elle. Elle s’attirent, se repoussent, s’amalgament, se séparent. La valse de la création débute. Leurs gestes sont amples ou pas. Selon le cas. Elles dansent magnifiquement bien ensemble. Si les mouvements apparaissent parfois placés et que le tout semble un peu trop étudié, cela est un bien mince inconvénient pour un spectacle qui se laisse savourer au goutte à goutte.

Beauté Brute propose une étude mystique de la féminité. Tout débute par deux danseuses allongées au sol dont les corps ondulent doucement. Tels deux serpents qui battent le rythme. Une troisième danseuse se joint à elles. Et le bal de la féminité débute. Changement de rythmes. Elles passent du geste intime aux mouvements plus assumés. Deuxième big bang de la soirée. Beauté Brute se poursuit avec une suite de vignettes dépeignant différents aspects de la féminité. Tantôt animale. Tantôt érotique. Tantôt mystérieuse. Tantôt poseuse.

On sent moins la continuité de l’oeuvre avec Beauté Brute. Le fil conducteur est plus ténu. Plus subtil. C’est une féminité qui s’offre sous différentes facettes. Sous différents modes musicaux également. La proposition est osée et sublime. Certains la trouveront décousue. Peut-être. Ce ne fut pas mon cas. Je l’ai vu comme les nombreuses personnalités d’une même femme. Une femme qui n’est pas linéaire mais multiple. C’est la beauté de ce spectacle.

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Source: Robert Boisclair, Les enfants du paradis bloguent.

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