Corps gravitaires et beauté brute: de l’introspection à l’exagération par Daphné Bédard, Le Soleil

Publié le 16 mars 2017 par Sandrine Lambert

Voici la critique de Daphné Bédard pour Le Soleil à propos de Corps Gravitaires de Geneviève Duong et Beauté Brute du collectif La Tresse.

Photo: Le Soleil, Yan Doublet Sur la photo: Lile-Mae Talbot, Odile-Amélie Peters, Amélie Gagnon Dans Corps gravitaires, la chorégraphe de Québec Geneviève Duong explore le corps comme un élément dans l'espace.

Photo: Le Soleil, Yan Doublet
Sur la photo: Lile-Mae Talbot, Odile-Amélie Peters, Amélie Gagnon
Dans Corps gravitaires, la chorégraphe de Québec Geneviève Duong explore le corps comme un élément dans l’espace.

(Québec) Le centre chorégraphique La Rotonde conviait mercredi le public à découvrir des oeuvres de chorégraphes de la relève. Entre l’excès d’introspection et l’excès d’exagération, nous avons eu droit à des pièces qui ne manquaient pas d’intérêt, mais certainement de nuances.

Dans Corps gravitaires, la chorégraphe de Québec Geneviève Duong explore le corps comme un élément dans l’espace. Le solo d’ouverture, interprété par la charismatique Odile-Amélie Peters, est prometteur. Son corps ondule comme une vague, sa présence est forte. Les deux autres danseuses Lila-Mae Talbot et Amélie Gagnon entrent ensuite en scène. Les trois interprètes s’approchent, puis s’éloignent soudainement comme des aimants. Belle interaction des danseuses entre elles, les trois s’appuyant les unes sur les autres. Les positions effectuées sont complexes et bien maîtrisées.

Le violoniste de l’Orchestre symphonique de Québec Inti Manzi est sur scène avec elles pour les accompagner au son de son instrument. La présence du musicien aurait pu être mieux exploitée. La musique composée par Benoît Fortier est lourde en général. L’éclairage et les costumes sont sombres. Les danseuses se meuvent devant nous, parfois le regard vide. La recherche chorégraphique est essentielle, mais il faut aussi qu’elle trouve écho chez le spectateur, ce qui n’était pas le cas ici.

Après cet univers obscur, la pièce Beauté brute du Collectif La Tresse de Montréal nous est apparue comme une bouffée d’air frais. Deux danseuses prennent d’abord place à plat ventre. Elles bougent leur corps tels des serpents au son de gouttes d’eau. Une troisième vient les rejoindre. Elles sont vêtues de couleur claire. Les mouvements rappellent ceux d’un animal. On décèle même un clin d’oeil au faune de Nijinski. Aussi, l’influence de la technique Gaga, mise au point par Ohad Naharin et qu’ont étudiée les trois danseuses Geneviève Boulet, Erin O’Loughlin et Laura Toma à Tel Aviv.

Pour lire l’article complet, cliquez ici.

Source: Daphné Bédard, Le Soleil.

Publié dans , | Marqué avec , , , , , | Laisser un commentaire