Jusqu’au bout du couple: This Duet That We’ve Already Done (so many times) par Léa Fischer-Albert – monsaintroch.com

Publié le 20 avril 2017 par Sandrine Lambert

Une autre critique de This Duet That We’ve Already Done (so many times) est à lire sur le blogue de monsaintroch.com.

Photo: Nans Bortuzzo

Photo: Nans Bortuzzo

Jusqu’au 21 avril, La Rotonde présente This Duet That We’ve Already Done (So Many Times) de Frédéric Gravel. À la salle Multi de Méduse, le chorégraphe, également interprète dans ce spectacle, explore jusqu’au bout le couple, de l’apprivoisement à l’habitude.

Après avoir créé Usually Beauty Fails, présenté à Québec en 2014, Frédéric Gravel a décidé qu’il devait explorer plus loin certains des duos du spectacle. C’est ainsi qu’il en est venu à présenter This Duet (…). Dans ce spectacle porté par deux interprètes très forts, Gravel est accompagnée de la superbe Ellen Furey. Le duo exprime les différentes phases d’un couple, jusqu’à l’épuisement.

Pour beaucoup, être en couple est une répétition que l’on connait bien. Que ce soit dans un déjà vu avec quelqu’un d’autre – après tout, la plupart des nouveaux départs se ressemblent – ou à force de répétition avec sa douce moitié, le couple peut donner l’impression d’être un numéro que l’on a déjà répété tellement souvent. This Duet (…) peut être séparé en quatre segments. D’abord, l’apprivoisement. >Ellen Furey commence à bouger, à la fois de manière contorsionnée, l’air maladroite et mal à l’aise, et de manière très forte et précise, en parfait contrôle de ses mouvements et de ses intentions. Gravel la suit, dans le même genre de chorégraphie. Les deux personnages s’apprivoisent, s’observent. Si l’un bouge, l’autre reste immobile, à le regarder, sans laisser passer trop d’émotions. Il ne faudrait surtout pas que l’objet de nos désirs connaisse nos émotions envers lui!
L’intimité du lâcher prise

S’en suit le lâcher prise. Furey et Gravel s’engagent dans une chorégraphie fort impressionnante qui rappelle les matchs de lutte de la WWE. Les deux interprètes s’empoignent sans retenue, se lancent au sol et s’attrapent l’un l’autre. Une scène à mi-chemin entre l’ébat sexuel et le déchirement d’un gros conflit.

C’est la prochaine portion du spectacle qui est la plus mémorable. Alors que depuis le début, les lumières de la salle sont toutes allumées, ici l’éclairage à contre-jour devient très feutré, très intime. Ellen Furey et Frédéric Gravel s’engagent dans une chorégraphie corps-à-corps, torse nus, complètement vulnérables. On touche enfin à l’intimité. Le spectateur est happé par la force des interprètes. Il y a quelque chose de grandiose dans le fait de voir mis en lumière des corps athlétiques en contraction. La scène a quelque chose d’élevant, de rustre et de profondément personnel.

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Source: Léa Fischer-Albert, monsaintroch.com.

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