This duet that we’ve already done (so many times): duo attachant par Daphné Bédard, Le Soleil

Publié le 20 avril 2017 par Sandrine Lambert

Voici la critique de Daphné Bédard parue dans Le Soleil.

LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE

LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE

(Québec) CRITIQUE / Après sa pièce Usually Beauty Fails, qu’il avait présentée à Québec fin 2014, le chorégraphe Frédérick Gravel a senti qu’il n’était pas allé au bout de l’idée du duo. Avec This duet that we’ve already done (so many times), il étudie le couple sous toutes ses coutures, explorant ses moments forts et ses éternels recommencements.

Le duo que Gravel, aussi interprète dans cette pièce, forme avec Ellen Furey est fort attachant. Les deux prennent déjà place sur scène à l’arrivée des spectateurs. Alors que Frédérick Gravel bidouille son ordinateur pour mettre la musique, Ellen Furey s’anime. Son personnage se dessine rapidement : une fille gênée, un peu maladroite et mal dans sa peau. Ses mouvements vont du grand plié de ballet le plus gracieux à un geste de contorsion du corps qui semble inconfortable.

Du début à la fin de la pièce, la danse oscillera continuellement entre ces deux zones. Les mouvements d’amplitude où le corps paraît libre seront suivis d’autres où tous les membres se recroquevillent sur eux-mêmes, créant des positions déformées. Le personnage de Frédérick Gravel s’inscrit dans la même idée que celui de Furey. Le physique filiforme de Gravel amplifie l’illusion d’une personne ayant de la difficulté à s’imposer, à prendre sa place.

Gravel installe doucement l’atmosphère de sa pièce. Le spectateur entre subtilement dans la vie de ce duo, qu’on devine être un couple. Les lumières de la salle restent d’ailleurs allumées un bon bout de la pièce, facilitant ce rapprochement entre les interprètes et le public, qui se reconnaît certainement dans le couple devant lui.

Suit une scène de chamaillage qui change le ton de la pièce. Comme si une tension latente s’était établie jusque-là et qu’elle s’exprimait soudainement par des échanges robustes. Les corps se rapprochent pour se repousser aussi vite.

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Source: Daphné Bédard, Le Soleil.

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