(Very) Gently Crumbling: beautés plastiques par Robert Boisclair, Les Enfants du Paradis bloguent!

Publié le 28 avril 2017 par Sandrine Lambert

Robert Boisclair nous présente sa critique de (Very) Gently Crumbling de Jacques Poulin-Denis.

Photo: Dominique T. Skoltz Sur la photo: Claudine Hébert

Photo: Dominique T. Skoltz // Sur la photo: Claudine Hébert

Avec (Very) Gently Crumbling Jacques Poulin-Denis offre aux spectateurs quatre beautés plastiques qui évoluent dans un monde futuriste où l’écroulement est roi.

Dans (Very) Gently Crumbling, les pulsions et les états physiques et psychiques de l’humain aux prises avec une société aliénante, bien trop étroite pour ses rêves, sont dévoilés et questionnés avec la délicatesse d’un brise-glace. La plume acérée des textes d’Étienne Lepage, la voix off qui pilote le GPS de notre âme, les quatre personnages féminins troublants: tout se répond dans une esthétique rétrofuturiste originale au service d’une critique clairvoyante et perspicace de nos folies contemporaines.

Touchant poème

Oscillant entre la narration et l’étude de mouvement, le spectacle est à la fois loufoque et futuriste. Quelques objets épars sont sur scène: un faux arbre, des coussins ainsi qu’une étrange forme orange qui, soudainement, gonfle et bouge. Une danseuse cachée à l’intérieur, que l’on découvrira plus tard, anime l’objet. Puis les quatre danseuses s’amènent sur scène. Une à une. Leurs gestes sont désarticulés. Femmes ou robots? Surtout des humanoïdes robotisés.

Sans trop savoir comment et pourquoi, et c’est là le génie de Poulin-Denis, ces poupées robotisées et désarticulées qui s’offrent aux yeux des spectateurs dans un univers dépouillé deviennent un touchant poème. Une voix féminine de synthèse qui narre les événements accentue l’effet de fable futuriste.

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Source: Robert Boisclair, Les Enfants du paradis bloguent!

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