À la douleur que j’ai


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Déjà remarquée dans notre programmation avec Complexe des genres et Foutrement, Virginie Brunelle, emblème de la jeune création contemporaine, prend ici à bras le corps cette émotion brute et sauvage qu’est la douleur. Son spectacle, dont le titre recèle un clin d’oeil au poème Soir d’hiver d’Émile Nelligan, interroge cet état de souffrance comme une marque, un lien ou un repère (in)temporel au sein d’un agrégat de solitudes, d’une famille, d’amants… Aux sons de morceaux de musique classique familiers et avec un sens du rythme et une gestuelle qui lui sont propres, la jeune chorégraphe prouve que les affres du chagrin et de l’absence peuvent aussi constituer un pont émotionnel, une source de rencontre, une de celles qui ne laissera pas indemne. À travers une poésie amère et corrosive, Virginie Brunelle explore l’action soutenue de la douleur, cette épine au cœur qui finit par devenir aussi intangible qu’un souvenir.

 

Une discussion avec les artistes aura lieu après la représentation du 15 mars.