Critique: Bach: le mal nécessaire

Publié le 29 novembre 2013 par Marie-Hélène Julien

Bach : le mal nécessaire, Martin Morency-BélangerArticle de Robert Boisclair paru sur le blogue des Enfants du paradis, le 29 novembre 2013

Un des thèmes de Bach: le mal nécessaire, présenté à La Rotonde, est la course folle dans laquelle nous sommes engagés et, ma foi, la chorégraphie de Mario Veillette s’y abreuve abondamment.

La course, au sens premier du terme, la musique de Bach bien sûr, mais également des mouvements de lenteur, des grimaces, des mouvements de bouche et de visage ou encore des mouvements sportifs meublent ce spectacle de Mario Veillette. Malheureusement, pour l’amateur de danse en moi, bien peu de mouvements dansés.

Certes, la démarche est intéressante mais elle manque un peu d’unité. Sans doute, parce que cette course folle qui nous habite est elle-même parfois un peu désorganisée. Le spectateur finit par se perdre dans ce dédale de chorégraphies. Les propositions sont riches mais il est difficile d’y associer un suite d’émotions. Émotions qui nous transporteraient du début du spectacle jusqu’à son dénouement.

La première et la dernière chorégraphie de ce spectacle sont celles que j’ai le plus appréciées. D’ailleurs, j’ai quitté la salle avec le mantra proposé par les danseurs à la toute fin du spectacle. Et j’en suis certain, la grande majorité des spectateurs. Et puis, il y a des moments théâtraux que l’amateur de théâtre en moi a grandement apprécié.

Les danseurs se tirent très bien d’affaire dans ce spectacle. Il est agréable de voir ces jeunes danseurs se donner à fond. Sortir du moule de la danse traditionnelle. Tout comme Mario Veillette d’ailleurs. Les mouvements de lenteur, inspirés de la danse butô, ajoute une fine touche au spectacle. Un effet qui suscite une réflexion sur cette course folle qui nous anime et qui est en trame de fond du spectacle.

Bach: le mal nécessaire est un spectacle qu’il vaut la peine de voir. Pour découvrir la génération montante de danseurs de Québec, pour la musique de Bach, merveilleuse, et pour des chorégraphies qui s’invitent dans les sentiers de notre quotidien fou d’hommes et de femmes des années 2010.

Une présentation de La Rotonde à la salle Multi de Méduse jusqu’à samedi. Avec Josiane Bernier, Maryse Damecour, Ariane Dubé-Lavigne, Amélie Gagnon, Annie Gagnon, Isabelle Gagnon et Fabien Piché. Une chorégraphie de Mario Veillette.

Source: Critique : Bach : le mal nécessaire, Robert Boisclair

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