Mathilde Monnier mène la danse au CND… mais sera aussi à Québec en octobre!

Publié le 30 juin 2014 par Sandrine Lambert

Mathilde Monnier, figure très estimée de la « nouvelle danse française » ouvrira notre saison de danse 14/15 les 24 et 25 octobre prochains comme chorégraphe et interprète. Ne manquez pas Gustavia, un face-à-face chorégraphique entre Mathilde Monnier et La Ribot, rempli d’humour!

Pour faire plus ample connaissance avec Mathilde Monnier qui est désormais directrice générale du Centre national de la danse en France, retrouvez l’entretien de Siegfried Forster ,« Mathilde Monnier mène la danse », publié sur rfi.fr , le 4 février 2014.

photo(15)_2_0Elle est la nouvelle patronne du Centre national de la danse (CND) à Pantin. Un outil unique au monde sur 7 000 mètres carrés, doté d’un budget annuel de 10 millions d’euros. À 54 ans, Mathilde Monnier proclame pour cette institution « l’image d’une danse en mouvement ».

Précurseur dans la collaboration avec les danseurs africains, connue pour son audace en tant que danseuse, chorégraphe et directrice du Centre chorégraphique à Montpellier, elle constate en guise de fil conducteur : « Le CND n’a peut-être pas eu ce développement international qu’il devrait avoir ». Nommée fin 2013 directrice générale, Mathilde Monnier dévoile pour RFI les grandes orientations de ce centre d’art pour la danse en 2014. Entretien.

Vous avez toujours déclaré de travailler sur les bords de la danse. Aujourd’hui, vous vous retrouvez à la tête du plus grand centre de danse en Europe.

Je ne crois pas qu’il y a une évolution logique dans ce parcours et dans cette nomination. Pour moi, c’est plutôt une surprise. C’est peut-être la suite de ce que je commençais à développer à Montpellier. Puisqu’au Centre chorégraphique à Montpellier, j’avais dépassé mon rôle de chorégraphe et je voulais être un peu comme un curateur, quelqu’un qui invite aussi les autres à travailler dans le lieu.

Ces dernières années, vous et beaucoup d’autres parlaient du CND comme un lieu « mortifère », « manquant d’élan », etc. Successeur de l’énarque Monique Barbaroux, vous êtes la première chorégraphe qui dirige le CND. Qu’est-ce que cela va changer ?

Je crois que le lieu doit évoluer. Le lieu a une histoire très particulière. Au départ, il réunissait plusieurs associations qui travaillaient sur différents champs dans la danse. C’est un lieu qui doit à la fois être un lieu de ressources professionnelles vers la profession et à la fois vers le public. De mettre à la direction quelqu’un qui vient du milieu professionnel, cela va peut-être ramener une nouvelle dynamique et un lien plus direct avec la profession. C’est extrêmement important que la profession et le public sachent pourquoi ce lieu existe, qu’ils viennent aussi à voir des spectacles.

Le CND devrait-il avoir le même rôle que celui du CNC pour le cinéma ?

Cela doit être un espace ressource un peu à tous les niveaux, avec un point de vue national, mais aussi international. La danse a été toujours internationale. Cette dimension, il faut la redynamiser. Aujourd’hui, le CND n’a peut-être pas ce développement international qu’il devrait avoir et qui est pour les artistes professionnels une chose assez « normale ». Tous les artistes professionnels en danse voyagent beaucoup. Ils ont toujours leur valise à la main. Ils se passent d’un lieu à l’autre. Donc ce partenariat avec des lieux internationaux est extrêmement important.

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Source: rfi.frSiegfried Forster.

Spectacle associé

Gustavia

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CCN – Montpellier Languedoc-Roussillon / Mathilde Monnier, La Ribot / Montpellier / Deux artistes sur scène


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