Athènes-Québec express, par Catherine Genest, Voir

Publié le 20 novembre 2014 par Sandrine Lambert

Un avant-goût de Femmes-bustes + Les femmes de la Lune Rouge, le troisième spectacle de notre saison à voir les 27, 28 et 29 novembre.

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Photo: Srdjan Stanojevic

 

C’est l’histoire d’une rencontre provoquée, d’une admiration mutuelle, du destin qu’on force un peu pour donner vie à ses fantasmes. Cet automne, deux Grecs et deux filles de Québec entretiennent une relation passionnelle à distance.

Sept heures de décalage horaire et un peu plus de 7000 kilomètres les séparent, mais ils ont quand même plongé dans la création d’un spectacle entier ensemble, une pièce créée dans les studios de La Rotonde en moins de trois semaines. Leur chorégraphie s’inspire de l’exposition Les maîtres de l’Olympe présentée au Musée de la civilisation depuis avril, celle que Jozef Frucek et sa partenaire Linda Kapetanea sont passés voir en juin dernier. La moitié mâle du couple nous a donné un rendez-vous via Skype, de sa maison au centre-ville d’Athènes: «C’est, d’une certaine manière, très ancien et très contemporain à la fois. […] Les histoires de la mythologie sont celles qui ont façonné notre psyché. Elles parlent de l’humain, elles ne peuvent vieillir.»

Mais l’idée, elle, vient du Collectif Arielle et Sonia, formé par Arielle Warnke St-Pierre (vue dans Là-bas, le lointain) et Sonia Montminy. Elles ont assisté à une formation dédiée aux danseurs professionnels offerte par RootlessRoot, la compagnie menée de front par Frucek et Kapetanea. C’était à Montréal l’an dernier. «L’initiative est venue d’Arielle qui a connu notre travail en visitant l’Europe. On a beaucoup de demandes, parce qu’on enseigne notre gestuelle [le Fighting Monkey, inspiré par les arts martiaux] partout dans le monde, mais c’était facile de lui dire oui parce qu’elle est très inspirante et que le thème nous intéressait. Mais la mythologie et la tragédie grecques restent un point de départ pour partir vers l’abstraction, mais sans faire n’importe quoi.»

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Source: Voir, Catherine Genest.

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