La danse est un sport de combat, par Nayla Naoufal, Le Devoir

Publié le 6 novembre 2014 par Marie-Hélène Julien

Danse de garçons, photo de David Cannon

Pasolini disait qu’il fallait « jeter son corps dans la bataille ». Tel semble être le leitmotiv de Danse de garçons, une pièce coprésentée par le Théâtre Périscope et La Rotonde. Mis en mouvement par Karine Ledoyen, six comédiens et un danseur s’y délestent de la parole et s’y approprient le langage du mouvement. Revendiquant son côté brut de décoffrage, cette exploration joueuse et conquérante de la masculinité ne manque ni de charme ni de poncifs.

Le ton est donné avant même l’entrée dans la salle, avec des affichettes pour un shooter« dose de testostérone brute ». Prêts à en découdre, les interprètes font irruption sur la scène en courant. La diversité de leurs physiques est rafraîchissante, loin de la fabrique des corps qui dansent.

Commence une série de jeux vigoureux, entre l’échauffement militaire et l’entraînement sportif. S’ils n’ont pas recours au verbe, les danseurs ahanent, grognent, poussent des jurons. Ils en rajoutent. Mais le plaisir l’emporte à les voir interpréter à l’unisson un combat chorégraphié, rythmé par leur choeur de karatékas.

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Source: Le Devoir, Nayla Naoufal.

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