Ravages d’Alan Lake : Le corps-matière, Dfdanse

Publié le 17 avril 2015 par Marie-Hélène Julien

Un article d’Audray Julien publié sur DFdanse le 13 avril 2015.

Ravages d'Alan Lake par François Gamache

Photo : François Gamache

Rappelez-vous bien du nom d’Alan Lake. Petit conseil d’une amie à un autre. Si le diplômé de l’École de danse de Québec est encore considéré tel un artiste « de la relève », et ce douze ans après la présentation de sa première pièce (Suite pour trois assiettes en 2003) on a tout intérêt à prendre son travail avec beaucoup de sérieux. Ravages, présentée par Danse Danse à la Cinquième salle de la Place des Arts, est à la fois dynamite et matière première, douce bohème de prés et urgence amère. Pièce étoffée de plusieurs couches qui se superposent sans défaut de couture, réservez-lui un moment vous avez du 14 au 18 avril.

Ravages c’est tout ce que Montréal aime. C’est du grand bruit, des sursauts, de l’action. De la poudre aux yeux. On s’enfuit, on affronte, on grimpe, on déménage. Les accessoires de scène, deux immenses poutres en bois, un épais matelas et une structure à roulette imitant un mur, mènent la vie dure aux interprètes ou les libèrent de leur trop-plein d’adrénaline. Contremaîtres de l’espace scénique, ils investissent les propositions avec aplomb, allant même jusqu’à s’emparer de leurs collègues s’ils résistent aux chamboulements. Mais ils sont en pleine construction, parfois remettent-ils en question leurs décisions, se repositionnent quant au bon plan à suivre. Face aux changements, un court moment d’état d’âme spontané puis tout de suite, se remettre dans le constructif.

Ravages c’est tout ce que Québec aime. On s’étend, on apprécie, on respire. C’est la poésie du champ, du champ des possibles, du grand air qui soutient, du grand air qui appelle ou qui opprime. La pièce est ponctuée de projections vidéo nous téléportant. Un instant un décor de chantier, l’autre instant une forêt qui accueille. Si l’un suggère l’encloisonnement et l’autre la liberté, détrompez-vous. On nous suggère dans ces extraits vidéo (extraits projetés sur un écran-voile quasi transparent qui donne une impression intéressante de multiples profondeurs) une fusion avec la nature, qui nous mène enfin au terme, mais un peu malgré nous. Cette dualité entre écorce et contreplaqué établit une référence à laquelle tous peuvent s’identifier.

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Source: Dfdanse, Audray Julien.

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