Les croquis de danse de Francis Desharnais par Raymond Poirier

Publié le 16 octobre 2015 par Sandrine Lambert

À l’occasion de l’exposition des croquis de Francis Desharnais à Québec, Raymond Poirier s’est entretenu avec le dessinateur.

Dessins, DANSEZ! à voir dans le foyer du Périscope jusqu’au 31 octobre.

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L’exposition devait prendre fin à la mi-octobre, donc j’avais fait mon deuil de vous en parler… Mais j’ai vu, un peu plus tôt cette semaine, qu’elle était prolongée jusqu’au 31 octobre, donc, je suis entièrement libre de vous en faire mention!

Vous savez peut-être que l’auteur BD Francis Desharnais offre, depuis quelques années, une collaboration avec La Rotonde, pour laquelle il réalise des croquis de leurs différents spectacles – une démarche qui s’insère dans une expérimentation, plus large, qui l’a amené également à offrir plusieurs croquis à saveur culturelle, au fil de spectacles musicaux, notamment au Festival d’été de Québec.

Et bien, question de couronner ces belles années de collaboration, Desharnais a choisi de tirer le meilleur de ses croquis réalisés à l’attention de La Rotonde et de les offrir en exposition, intitulée Dessins, DANSEZ! dans le foyer du Théâtre Périscope.

Un peu plus d’une douzaine d’images, imprimées sur papier aquarelle. Question de les découvrir sous un autre œil – hors du Web, surtout, et hors de leur contexte premier de diffusion. Une occasion pour l’observateur de s’attarder plus avant au mouvement, à la dynamique de l’image, à l’histoire qui est portée par ce croquis, spécifiquement.

J’en ai profité pour échanger un brin avec l’artiste, autour de son travail sur les croquis.

Voici un court résumé de cet échange, en formule « Question et réponse » :

Qu’est-ce qui t’attire dans ce genre de mandat?

« C’est le fait de réaliser des dessins presque instantanément. C’est le côté limite photographique de l’exercice qui me stimule beaucoup. Quand je suis à un spectacle, que j’ai à faire des dessins, je suis hyper éveillé, concentré sur ce qui se passe, et en même temps j’essaie d’être concentré sur le dessin. Ça fait une écoute très active, je dirais. Même que lorsque j’ai arrêté de faire des croquis pour le Festival d’été de Québec et je me suis mis à aller voir des spectacles sans dessiner, je trouvais ça un peu plus plate parce que je trouvais qu’il me manquait de quoi… Parallèlement, quand on regarde mes bandes dessinées, c’est presque léché, dans la mesure où c’est très « ligne claire » ce que je fais, il n’y a pas beaucoup de trucs qui dépasse, c’est pas mal des formes géométriques. Dans le croquis, ça me permet d’avoir un dessin plus spontané, plus lâché, même carrément imparfait, carrément pas fini non plus, et c’est ça que j’aime! En quelques secondes, j’essaie d’attraper une posture, un mouvement, et à le rendre de façon intelligible… L’imperfection a quelque chose de très expressif – c’est ça qui me plaît beaucoup. »

[…]

Pour lire l’article en entier, cliquez ici.

Source: blogue La vie en BD sur le site du Voir, Raymond Poirier.

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