Monumental : sortir des limbes par Catherine Genest, Voir

Publié le 12 avril 2016 par Sandrine Lambert

Monumental promet de dépasser nos attentes. Les critiques sont élogieuses de Vancouver à Montréal en passant par Adélaïde. Ici Catherine Genest s’entretient avec Dana Gingras, l’une des deux chorégraphes de spectacle-événement.

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Elle est de Vancouver, ils sont de Montréal, mais c’est un type d’Australie qui a réanimé ce spectacle mis sur respirateur artificiel il y a 10 ans. Sans David Sefton du Adelaide Festival et l’entêtement de Dana Gingras, cette deuxième mouture n’aurait probablement jamais vu la lumière du jour. «La conversation, pour potentiellement remonter ce show, a démarré il y a cinq ans, quand le groupe s’est reformé et qu’il a recommencé à faire des tournées. Ç’a été un processus très long, pour concrétiser le projet, trouver les bons diffuseurs, tout ça. Toutes les pièces du puzzle devaient s’assembler pour rendre le tout possible.»

C’est de notoriété publique: ne capture pas les membres de Godspeed You! Black Emperor qui veut. Mystérieux, parfois même intransigeants, les huit musiciens de la formation culte ne sont pas faciles à convaincre – à commencer pour les entrevues avec la presse. Or Dana Gingras et son collègue Noam Gagnon réussissent un tour de force en les entraînant dans leurs filets à une deuxième reprise. D’autant plus que, cette fois-ci, ce ne sera pas des bandes enregistrées: le groupe a composé quelques pièces généreusement percussives sur mesure pour le spectacle, en plus de profiter de l’occasion pour étrenner quelques compositions non encore endisquées. Une trame sonore qui s’agence à merveille avec la chorégraphie brute et militaire en phase avec la gestuelle physiquement exigeante que Dana raffine depuis plus de 20 ans. «J’ai toujours été intéressée par les limites du corps humain parce que, lorsqu’on les atteint, les craques et les ruptures qui émergent nous laissent voir la personne derrière le danseur. Les interprètes se cachent derrière un genre de masque, mais la danse, la corvée physique et l’intensité du travail que ça demande exposent les individus.»

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Source: VoirCatherine Genest.

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