Alan Lake: au sous-sol du coeur par Catherine Genest, Voir

Publié le 4 octobre 2016 par Sandrine Lambert

La nouvelle création d’Alan Lake sera présentée au public dans quelques jours. Catherine Genest a rencontré le chorégraphe afin d’an savoir plus sur son processus de création.

Alan Lake. Photo: Catherine Genest

Alan Lake.
Photo: Catherine Genest

Le chorégraphe creuse là où ça fait mal avec son nouveau spectacle in situ, un départ canon pour la saison de danse à Québec.

Reconnu jusque dans la métropole pour son approche pluridisciplinaire alliant la vidéo et les arts plastiques au mouvement, Alan Lake se démarque aussi par la gestuelle intensément athlétique qu’il impose à ses interprètes. Exiger le meilleur des danseurs et repousser les limites de leurs corps est pour lui une marque de respect, un gage de confiance.

Dans ses œuvres, les protagonistes sont équitablement mis en valeur. «Cette fois, c’est trois hommes, une femme. Il y a un rapport différent entre ces êtres, mais de toute façon, pour moi, l’homme et la femme sont égaux. […] Je ne dirais pas que ma danse est féministe, mais elle est certainement égalitaire. Je suis vraiment quelqu’un qui respecte beaucoup les femmes. Elles portent la vie, elles accouchent, et ce, depuis le début du monde. Ce n’est pas un poing levé ou un sujet de ma danse, mais toute femme qui danse avec moi est [dépeinte de façon] forte.» Cette dame, cette fois-ci, c’est la captivante Esther Rousseau-Morin. Une complice de longue date d’Alan que ce dernier admire pour sa virtuosité et son charisme, qualités qu’il perçoit aussi chez David Rancourt (un autre collaborateur régulier), Louis-Elyan Martin et Nicolas Labelle.

Par ailleurs, tous seront amenés à apporter de l’eau au moulin, au-delà de la simple reproduction du geste et des émotions suggérées. Les caveaux est une œuvre aussi sombre qu’introspective qui sera teintée par leurs idées ainsi que leur bagage sentimental.  «On va aller dans les replis de nos peurs, celles des interprètes, pour qu’ils puissent les démanteler. […] Ça leur appartient totalement.»

Plutôt que de dépeindre une tempête métrologique, comme c’était le cas dans Ravages, Lake explore cette fois l’idée du cataclysme intérieur. Les personnages descendront en eux, vers des territoires sombres et froids, émotifs et effrayants.

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Source: VoirCatherine Genest.

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