Critique Nous ne sommes pas des oiseaux? par David Lefebvre, MonTheatre

Publié le 20 octobre 2016 par Sandrine Lambert

Nous assistions hier à la première représentation scolaire de Nous ne sommes pas des oiseaux? que nous coprésentons avec le Théâtre jeunesse Les Gros Becs. Voici la critique de montheatre.qc.ca.

Photo: David Cannon

Photo: David Cannon

Nous ne sommes pas des oiseaux ? : un titre comme une question qui ébranle l’évidence, une recherche de soi, de l’autre, une envolée de vie. Le Théâtre du Gros Mécano (qui célèbre cette année ses 40 ans), en collaboration avec Code Universel, codiffusé par le Théâtre Les Gros Becs et La Rotonde, propose une toute nouvelle création relativement audacieuse mêlant danse, théâtre et vidéo interactive.

Spectacle presque sans paroles, mis à part un mot de bienvenue plutôt comique de la troupe, durant lequel on demande aux petits spectateurs d’être « assis, calmes, curieux et ouverts », Nous ne sommes pas des oiseaux? aborde, essentiellement par la danse, les cycles de la vie. De la rencontre d’un homme (Jean-François Duke) et d’une femme (Maryse Damecour) naissent deux enfants (Valérie Laroche et Eve Rousseau-Cyr). Dès lors, un lien profond se crée entre l’aînée et le papa, un amour qui deviendra la pierre d’assise, le fil rouge du spectacle. Joies quotidiennes, apprentissage de la vie, la petite famille grandit et s’amuse. Mais un jour, le papa se voit hospitalisé, à cause d’un événement tragique imprécis (à chacun de se l’imaginer). De multiples examens sont faits, mais les médecins ne peuvent plus rien pour lui. S’ensuit la douleur, intense, brillamment transmise à travers les gestes de Valérie Laroche, puis le deuil et la résilience. Parce que la vie continue…

Les chorégraphies parfois acrobatiques de Carol Cassistat et de Daniel Bélanger, sur une partition musicale plurielle et éloquente de Nicolas Jobin, sont réellement inspirées. La mise en scène bascule dans l’onirisme, grâce à l’extraordinaire travail de Keven Dubois aux éclairages et à Louis-Robert Bouchard à la conception des images et de la vidéo, qui baignent superbement la production.  Visuellement splendide, la pièce éblouit grâce aux mouvements du corps et aux effets optiques : à titre d’exemple, de l’ombre des interprètes, plaquée sur l’écran en fond de scène, s’envolent tout à coup des volutes de fumée blanche. Par terre, des couleurs s’étendent, comme si les pieds valsent sur la palette d’un peintre, ou alors quelques filaments de lumière suivent les corps en mouvement.

Pour lire l’article complet, cliquez ici.

Source: MonTheatreDavid Lefebvre.

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