Danse de nuit de Karine Ledoyen: éclats de lumière par Daphné Bédard, Le Soleil

Publié le 24 octobre 2016 par Sandrine Lambert

Dans quelques jours, nous découvrirons Danse de nuit, la dernière création de Karine Ledoyen. Daphné Bédard s’est entretenue avec la chorégraphe.

Photo: David Cannon

Photo: David Cannon

(Québec) La nuit évoque tout autant la tonitruante musique des bars que la douceur d’une berceuse chantée à un bébé. Pour Karine Ledoyen, la nuit est une source inépuisable d’inspiration. Ses mystères et ses secrets sont bien sûr des éléments d’ancrage de sa dernière création, mais la chorégraphe de Québec voit surtout la nuit comme un point de vue. «Tu éclaires ce que tu veux avec la lumière», explique-t-elle.

Danse de nuit, qui occupera la salle Multi de Méduse du 26 au 28 octobre, est une série de tableaux que Karine Ledoyen appelle «vignettes». «Ce n’est pas un seul souffle», précise celle qui nous a offert Danse de garçons et Trois paysages en 2013. En tant que spectateur, on s’imagine devant un édifice à plusieurs fenêtres. On se fait voyeur en allant voir ce qui se passe dans tel appartement ou dans l’autre. «Je pense que, la nuit, les choses se transforment par rapport à ce qu’on voit en plein jour», avance Karine Ledoyen. On ne voit pas nécessairement le début ou la fin d’une situation. «Le voyeurisme est très présent dans le spectacle», admet-elle.

Le spectateur joue un rôle dans Danse de nuit. Il décide de ce qu’il veut regarder. Il est sollicité par ce qui lui est proposé, mais aussi parce que Karine Ledoyen, qui joue le rôle de la chorégraphe sur scène, l’interpelle directement. «Je brasse un peu le spectateur. Il n’est pas passif», précise-t-elle.

La nuit appelle aussi l’intimité et Karine Ledoyen a voulu faire entrer le spectateur dans celle des interprètes : les deux danseurs Odile-Amélie Peters et Fabien Piché, le musicien Patrick Saint-Denis – l’inventeur de la machine à vent interactive de la pièce Trois paysages – et elle-même.

Multidisciplinaire

Pour Danse de nuit, on peut parler d’un spectacle multidisciplinaire qui allie à la fois la danse, la performance et le théâtre. «Le mouvement reste ma motivation première, affirme Karine Ledoyen. Mais parfois, pour dire quelque chose, j’utilise plusieurs outils.»

Les mouvements des interprètes créent des sons en direct grâce à des capteurs installés sur eux. On peut même entendre leurs battements de coeur. «C’est l’affaire la plus intime qu’on peut offrir, croit Karine Ledoyen. Ça ne trompe pas.» Et à travers le coeur vient évidemment le sujet du couple, du rapport amoureux.

La chorégraphe aime également garder ses danseurs sur le qui-vive en jouant notamment avec la scénographie. Ils sont alors obligés de modifier leur parcours. Tel un funambule sur son fil, ils doivent garder l’équilibre.

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Source: Le Soleil, Daphné Bédard.

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