Karine Ledoyen: dans le creux de l’oreille par Catherine Genest, Voir

Publié le 22 octobre 2016 par Sandrine Lambert

À quelques jours du dévoilement de la sixième création de Karine Ledoyen, plongeons dans l’univers de Danse de nuit à travers les mots de Catherine Genest.

Photo: David Cannon

Photo: David Cannon

Avec Danse de nuit, Karine Ledoyen se livre à une série de confidences, de douces indiscrétions qu’elle chuchotera en son nom au public.

Après avoir fait bouger 192 feuilles de papier (nous y reviendrons) puis fait danser une distribution de braves comédiens dont Lucien Ratio et Charles-Étienne Beaulne, Karine Ledoyen entame un nouveau cycle de création, un nouveau chapitre de son histoire artistique déjà très riche et profondément ancrée à Québec. «Pour Trois paysages et Danse de garçons, j’étais dans mon yin yang. Il y en a un qui était dans la dentelle, quelque chose de très travaillé, d’écrit, de chorégraphié au quart de tour. Pour l’autre, on était dans le chaos, et on le laissait vivre. Là, je suis entre les deux.»

La thématique de cette nouvelle production, sa première en trois ans et depuis son retour sur les bancs d’école, est annoncée d’emblée par le titre. Un mot universellement évocateur, au champ lexical très large, un terreau fertile, un terrain de jeu stimulant pour cette artiste qui ne se répète jamais et qui est allée puiser une part d’inspiration avec sa maîtrise en littérature, arts de la scène et de l’écran qu’elle complète actuellement à l’Université Laval. «À un moment ou un autre, le spectateur va inévitablement se sentir happé par un aspect de la nuit qu’on présente. On est dans les extrêmes. La nuit, c’est les secrets, les étoiles, la poésie, mais aussi l’agression, le côté obsessif. C’est une pièce obsessive et, à la limite, on est dans la perversion, on est dans le voyeurisme à fond la caisse.» Toutes les sous-facettes de l’obscurité, en fait, seront abordées, explorées dans le spectacle: la peur, la fragilité et la perte de repères, par exemple. La femme de danse a également choisi de bifurquer par moments vers la noirceur du ventre de la mère, le huis clos le plus tendre qui soit. Bien que sombre par moments, la pièce compte aussi des portions ludiques.

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Source: Voir, Catherine Genest.

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