Les caveaux d’Alan Lake: destination mystère par Daphné Bédard, Le Soleil

Publié le 12 octobre 2016 par Sandrine Lambert

Nous venons de vivre la première représentation des Caveaux, dernière création d’Alan Lake. Voici la critique de Daphné Bédard pour Le Soleil. La saison des 20 ans de La Rotonde est belle et bien lancée!

L'interprète David Rancourt porte le spectacle sur ses épaules. Il arrive sur scène couvert de terre, puis s'enduit le corps d'une pâte blanche. L'effet est saisissant. LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ

L’interprète David Rancourt porte le spectacle sur ses épaules. Il arrive sur scène couvert de terre, puis s’enduit le corps d’une pâte blanche. L’effet est saisissant.
LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ

(Québec) CRITIQUE / Le chorégraphe Alan Lake aime sortir des sentiers battus. Dans sa plus récente pièce, Les caveaux, présentée pour la première fois hier soir, il fait emprunter aux spectateurs un chemin jusqu’ici indéfriché. Une proposition riche dont certains aspects nous ont toutefois laissés perplexes.

C’est bien la première fois qu’on doit prendre un autobus scolaire pour aller sur les lieux d’un spectacle de danse! Une fois montés à bord, nous sommes transportés vers un entrepôt désaffecté de la ville dont nous tiendrons l’adresse exacte secrète pour préserver le mystère. À l’intérieur, nous y trouvons tout ce que contient une salle de spectacle en bonne et due forme. Des gradins remplis de sièges, un plancher servant de scène, des projecteurs, quatre danseurs et un musicien.

Comme dans ses autres créations, Alan Lake intègre ses spécialités : la danse, la vidéo et les arts visuels. Une structure de bois permet aux danseurs de grimper, des rideaux de plastique transparent sont suspendus au plafond à divers endroits sur la scène, un plancher incliné à 45 degrés, couvert de terre et dans lequel un trou a été creusé, sert de caveau.

Le magnifique interprète David Rancourt – qui, oserait-on dire, porte le spectacle sur ses épaules – en surgit. Couvert de terre, il s’enduit ensuite le corps d’une pâte blanche. L’effet est saisissant. Sous l’éclairage de Bruno Matte, le danseur prend des airs de statue à la David de Michel-Ange. Une image poétique comme il y en aura d’autres à travers la pièce. Cette poésie est contrastée par des vidéos plus brutes, voire glauques, qui nous ramènent à l’essence de ce lieu somme toute sauvage. Comme pour montrer qu’on peut toujours trouver de la beauté dans le laid.

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Source: Le SoleilDaphné Bédard.

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