José Navas / Rites: « je veux danser jusqu’à 80 ans! » par Catherine Genest, Voir

Publié le 28 novembre 2016 par Sandrine Lambert

Voici un article du Voir, en reprise  l’occasion de la venue de José Navas à Québec pour le spectacle Rites.

Photo: Valerie Simmons

Photo: Valerie Simmons

Rites, le titre de la nouvelle pièce de José Navas, s’accorde avec « passages ». C’est une entrée dans la cinquantaine, un éloge au temps qui passe, à la lenteur. Une intrigante pièce en quatre actes qui allie butō, le Sacre du printemps et la musique Nina Simone.

Le directeur général et artistique de la Compagnie Flak est l’un des rares chorégraphes établis qui dansent encore comme pour défendre ses idées avec son propre corps. L’artiste d’origine vénézuélienne, mais installé à Montréal depuis la moitié de sa vie, est accro à cet espèce de rituel de partage qu’est le spectacle. Impensable pour lui de jeter la serviette. « J’aime beaucoup l’expérience et le défi d’être sur scène comme soliste et j’adore chorégraphier. J’adore travailler avec des danseurs. C’est deux mondes difficiles à marier, mais il y a une beauté dans tout ça une fois qu’on trouve l’équilibre parce que les deux se complètent. Il y a des choses que je ne suis physiquement pas capable de faire, mais quand je travaille avec des interprètes, je peux traduire tous ces mouvements dans un corps plus jeune. »

Vieillir, voilà un sujet que Navas aborde sans tabou ni fausse pudeur. C’est de ça qu’il a envie de parler avec Rites et aussi en entrevue. Un sujet concret, une réalité avec laquelle il doit apprendre à composer au quotidien. « C’est comme si, soudainement, ton ordinateur commençait à fonctionner à moitié, mais qu’il faut faire le même travail qu’avant. Je trouve ça important de dire qu’il y a une difficulté physique, qu’il y a de la douleur, qu’il y a des limites qui n’étaient pas là avant. […] Je veux montrer que c’est possible de chorégraphier pour un corps âgé sans essayer d’être jeune, sans forcer mon corps de danseur à être très musclé. Je pense qu’il y a une beauté dans cette façon de bouger à 50 ans et je suis sûr que c’est pareil à 60 ans et après. Moi, je me suis donné comme mission personnelle de chorégraphier ce corps qui change. » Louise Lecavalier et Margie Gillis le font déjà, certes, mais c’est la première fois à sa connaissance et la nôtre qu’un homme s’attaque à ce thème-là en danse.

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Source: Catherine Genest, Voir.

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