Pierre-Paul Savoie: danser Léo Ferré par Josianne Desloges, Le Soleil

Publié le 3 décembre 2016 par Sandrine Lambert

Le spectacle Corps Amour Anarchie | Léo Ferré sera présents dans quelques jours à Québec. Josianne Desloges s’est entretenue avec Pierre-Paul Savoie directeur artistique du projet. Voici son article.

Photos: CCF 2016,  Jean -François Leblanc. Pour Corps amour anarchie/Léo Ferré, Pierre-Paul Savoie a multiplié les collaborations : cinq chorégraphes, six danseurs, six musiciens et quatre chanteurs (dont certains cumulent plusieurs tâches) ont mis la main à la pâte.

Photos: CCF 2016, Jean -François Leblanc.
Pour Corps amour anarchie/Léo Ferré, Pierre-Paul Savoie a multiplié les collaborations : cinq chorégraphes, six danseurs, six musiciens et quatre chanteurs (dont certains cumulent plusieurs tâches) ont mis la main à la pâte.

(Québec) Pierre-Paul Savoie s’intéresse à la poésie. Celle des gestes, bien sûr, mais aussi celle des mots et de la musique. Après avoir orchestré le spectacle Danse Lhasa danse, en hommage à Lhasa de Sela, le chorégraphe a rassemblé une équipe de créateur autour des chansons de Léo Ferré.

Il a intitulé le spectacle Corps amour anarchie, pour faire référence à l’album double Amour anarchie de Ferré paru en 1970, mais surtout pour illustrer le vaste territoire d’inspiration de l’auteur-compositeur-interprète, qui a écrit près de 500 chansons. «Ferré a écrit des textes très sociopolitiques, parfois anarchiques, mais aussi de très belles chansons d’amour. Je voulais utiliser tout l’espace qu’il y a entre les deux», souligne Pierre-Paul Savoie.

Les univers des auteurs comme Ferré ou Jacques Prévert, auquel il s’est intéressé pour créer Contes pour enfants pas sages et L’école buissonnière, lui servent de tremplin pour imaginer beaucoup d’autres choses. «Avec Ferré, je me demandais s’il y avait de la place pour en rajouter, parce que c’est déjà très imagé, mais comme c’est aussi très ouvert, ça a été possible», explique le chorégraphe, qui avait soif de poésie grandiose. «On a très peu ça en chanson maintenant, le vocabulaire s’est aminci, la qualité n’est pas aussi forte qu’à l’époque [de Ferré]», souligne-t-il. «Avec les premières représentations à Mont-réal, j’ai été surpris de voir à quel point les textes de Ferré résonnaient fortement chez les jeunes. C’était vraiment un précurseur», note-t-il.

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Source: Josianne Desloges, Le Soleil.

 

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