Data de Manuel Roque: corps agile par Daphné Bédard, Le Soleil

Publié le 27 janvier 2017 par Sandrine Lambert

La première représentation de DATA a eu lieu hier dans l’auditorium du pavillon Lassonde du Musée national des beaux-arts du Québec. Manuel Roque a ébloui le public. Voici la critique de Daphné Bédard pour Le Soleil.

Photo: Marilène Bastien

Photo: Marilène Bastien

(Québec) CRITIQUE / Manuel Roque est véritablement un être à part. Il a offert jeudi soir une performance sans faille lors de la présentation de sa pièce Data, un solo de 50 minutes aux défis continuels que le chorégraphe et interprète a relevés avec brio.

Le vaste espace de l’auditorium du pavillon Lassonde du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), avec ses plafonds élevés, était l’endroit idéal pour cette pièce. Manuel Roque s’étant inspiré en partie de ses voyages dans les déserts américains, le lieu recréait cette impression d’immensité. Un rocher en papier de type aluminium et un tapis blanc posé sur le sol étaient les seuls éléments de décor.

Sans autre artifice, soutenu par la puissante musique du Requiem de Gabriel Fauré, le petit homme nous a captivés tout le long. Manuel Roque ne fait pas que danser, il fait bouger chaque partie de son corps. Il débute par le tronc dans le premier segment. Torse nu, il dévoile chaque vertèbre de la colonne, chaque os de la cage thoracique et des épaules.

En entrevue, le Français d’origine, qui a d’abord été formé comme acrobate de cirque, disait s’être tourné vers la danse parce qu’elle offrait des possibilités infinies. C’est vrai. Mais on avancerait aussi que la danse profite des possibilités infinies du corps de Manuel Roque. Agile, souple, fort, capable de se contorsionner, de se désarticuler, d’onduler : il semble n’avoir aucune limite. Ce que peut accomplir cet homme est fascinant.

Comme deuxième tableau, les muscles, les os et les muscles du visage étaient particulièrement sollicités. Nous avons bien aimé la troisième partie de la pièce qui se voulait un clin d’oeil au ballet. Ainsi que la quatrième, dans laquelle Roque bougeait ses bras en petits mouvements avec délicatesse. La danse changeait de tempo et d’intensité en symbiose avec la musique de Fauré. Roque semblait envoûté par cette dernière.

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Source: Daphné Bédard, Le Soleil.

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