Data : La puissance de la danse par Michelle Chanonat, revue JEU

Publié le 20 janvier 2017 par Sandrine Lambert

Dans moins d’une semaine, nous accueillerons Data de Manuel Roque. Retrouvez la critique de la revue JEU écrite à l’occasion de la présentation du spectacle au FTA en 2015.

data_cr_marilene_bastien_dsc_0549_

Photo: Marilène Bastien

Formé en théâtre et en cirque, Manuel Roque a dansé avec Marie Chouinard, Sylvain Émard, Paul-André Fortier et Daniel Léveillé. Il a créé plusieurs solos (RAW-me, présenté au festival Vue sur la relève, et Ne meurs pas tout de suite, on nous regarde, présenté au OFFTA). Pour concevoir Data, il s’est inspiré des paysages grandioses de l’ouest américain, explorant comment la présence humaine  devient signifiante dans un lieu.

Les premières mesures du Requiem de Fauré, dans le noir complet, imposent quelques minutes de recueillement. Puis, le corps du danseur, d’abord immobile, lentement se déploie, un muscle après l’autre – ventre, thorax, épaules, bras –  comme une chrysalide qui défroisse ses ailes. Les mouvements s’esquissent, prennent de l’ampleur, empruntant parfois le rythme haché du hip hop, se désarticulent avant de se recomposer, écrivant sur la musique une autre partition, plus sauvage, parfois violente, qui vient en révéler l’intrinsèque beauté.

Si la danse est ancrée au sol, le corps, noueux, tendu, anguleux, se joue de l’équilibre, toujours précaire, toujours sorti de son axe. Les bras dessinent des vagues et semblent flotter dans l’air, les mains tendues vers le ciel, la bouche grande ouverte dans un cri muet qui, immanquablement, évoque le célèbre tableau de Munch.

Manuel Roque livre une danse intense, captivante, à la limite de la contorsion, qui fait naitre des images d’une grande poésie. Bras crochetés en ailes brisées, bras flottant en longues tentacules, marche lente de grands pliés, attitudes déconstruites qui font rouler la musculature brillante de sueur, sculptée par le mouvement. Le corps dansant de Manuel Roque exerce une indéniable fascination.

Pour lire la suite de l’article, cliquez ici.

Source: Michelle Chanonat, Revue JEU.

Publié dans , | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire