Entrevue avec le chorégraphe Manuel Roque: les infinies possibilités de la danse par Daphné Bédard, Le Soleil

Publié le 26 janvier 2017 par Sandrine Lambert

À l’occasion de la présentation du spectacle Data au Musée national des beaux-arts du Québec, Daphné Bédard s’est entretenue avec le chorégraphe et interprète du spectacle: Manuel Roque.

Photo: Marilène Bastien

Photo: Marilène Bastien

(Québec) Nous avions remarqué l’immense talent de Manuel Roque il y a un an dans le spectacle Ce n’est pas la fin du monde de Sylvain Émard. La fluidité de ses mouvements et la façon qu’il avait de bouger son corps dans son solo avaient volé la vedette. C’est pourquoi nous sommes impatients de voir ce qu’il nous réserve avec Data, une pièce dans laquelle il agit comme chorégraphe et interprète.

Manuel Roque a travaillé pour plusieurs créateurs de renom : Marie Chouinard, Dominique Porte et Hélène Langevin, entre autres. Pour Data, il a creusé en lui-même pour définir son identité. «Mon intuition était de repousser tout ce qui appartenait aux autres chorégraphes […]. Mais je me suis rendu compte que c’était un processus inclusif. Tout ça m’appartenait aussi», explique-t-il au bout du fil.

S’assumant comme existentialiste, Manuel Roque a voulu traiter de la condition humaine, de la place de l’homme dans l’univers. Ses voyages dans les déserts américains ont alimenté sa réflexion. «Ce sont des espaces vides, mais en même temps remplis d’information», a-t-il remarqué.

La pièce, qu’il qualifie d’abstraite, contient plusieurs références à l’Histoire, à l’histoire de l’art, à l’évolutionnisme et le darwinisme, précise-t-il.

La musique du Requiem de Fauré a été choisie un peu par hasard, alors que Manuel écoutait de façon aléatoire les pièces sur son iPod. Mais elle a collé parfaitement aux mouvements qu’il avait imaginés. «Je ne m’attendais pas à ce que ce soit un morceau classique. Mais en même temps, il y a quelque chose de très organique et très fluide dans ma chorégraphie. […] C’est une pièce puissante alors j’ai ajouté des silences pour continuer à exister au-delà de la musique. Pour créer un dialogue plutôt qu’une compétition.» Un dialogue qu’il souhaite également entretenir avec le public.

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Source: Daphné Bédard, Le Soleil.

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