Mozongi – Zab Maboungou – Nyata Nyata célèbre son 25e anniversaire à la SAT par Nathalie de Han, Dfdanse

Publié le 3 février 2017 par Sandrine Lambert

Zab Maboungou vient nous présenter Mozongi cette semaine à Québec. Voici l’article de Dfdanse parue en 2014.

Photo: Pierre Manning

Photo: Pierre Manning

Pour la directrice fondatrice de la compagnie Nyata Nyata, Zab Maboungou, l’art chorégraphique n’est pas de l’ordre du loisir, il revêt un caractère cérémoniel. La chorégraphe montréalaise, dont la famille origine du Congo-Brazzaville, professe une danse contemporaine avec le tambour comme base de formation et rythme poétique. Elle précise d’entrée de jeu : « J’invite les interprètes et les spectateurs à la célébration primordiale, celle qui instaure au dialogue initial ». Ses « tambouréiens », comme elle les désigne si joliment, ne sont pas des accompagnateurs ; les musiciens ont un rôle fondateur car ils donnent à chaque parole, à chaque corps sa place. Par le ton, par le son, le tambour est le seul instrument capable de mettre en forme cet art immanent d’être au monde, poursuit la chorégraphe. Il s’adresse directement aux tripes car ce sont les tripes qui animent l’esprit, une science ancestrale bien connue des cultures des Premières Nations, d’Asie ou d’Afrique. Le tambour trouve la voie, sans avoir à demander la permission.

L’art de la danse en est un de persévérance dans le temps. C’est une performance véritable que d’être un corps, récite Maboungou. Célébrer le répertoire de la compagnie en souligne la persévérance : « Danser relève de la physique du temps et c’est dans cette idée de persistance que j’ai créé et que je veux reprendre Mozongi (1997), une pièce dont le titre signifie retour en Français » explique la chorégraphe. Elle a bonifié Mozongi de quatre interprètes, transformant le trio en une pièce de groupe portée par sept danseurs (Karla Etienne, Jennifer Morse, Mirthra Rabel, Gabriella Parson, Raphaelle Perreault, Georges Stamos, Mafa Makubalo). Une augmentation qui s’inscrit dans la diversité des corps prônée par la compagnie : de par leur souche (la compagnie regroupe des interprètes de toutes les origines) ou leur formation (certains viennent de la danse africaine, d’autres de la danse afro-caribéenne…). Elle résume : « J’aime faire résonner ensemble des corps si différents ».

Pour lire l’article complet, cliquez ici.

Source: Nathalie De Han, DfDanse.

 

Publié dans , | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire