Glory de Shay Kuebler: la vie n’est qu’illusion par Daphné Bédard, Le Soleil

Publié le 11 avril 2017 par Sandrine Lambert

Hier, nous avons vécu la première de Glory de Shay Kuebler au Musée national des beaux-arts du Québec. Voici la critique de Daphné Bédard parue dans Le Soleil.

Source: Le Soleil , Jean-Marie Villeneuve

Source: Le Soleil , Jean-Marie Villeneuve

(Québec) CRITIQUE / La ligne est souvent mince entre fiction et réalité. C’est ce qu’explore le chorégraphe Shay Kuebler dans Glory, une pièce à la fois divertissante et déstabilisante.

Vrai que Glory est divertissante. Dès les premières minutes, Shay Kuebler, appuyé par ses complices du Radical System Art, capte notre attention avec cette vidéo digne des films d’horreur de série B, inspirée du film Le Projet Blair, oserait-on avancer. Déjà Kuebler joue sur la dichotomie et la similitude entre la vie et le cinéma. Les images projetées sur l’écran en arrière-scène sont reproduites par les danseurs sur les planches. Les pas de ceux-ci sont par la suite filmés et prennent vie à leur tour sur la toile blanche.

Pas de doute que cet aspect a plu aux adolescents, assis attentifs dans la salle lors de cette représentation d’après-midi hier, eux dont l’attention est constamment divisée entre ce qu’ils sont en train de vivre et ce qu’ils voient à travers leurs écrans. Sur ce point, Kuebler a vu juste. Le Vancouvérois s’est inspiré de plusieurs scènes de films et de jeux vidéo qui ont accompagné son enfance et son adolescence pour créer ses enchaînements. Plusieurs suscitent le rire.

Mais devrions-nous rire devant la violence qui nous est montrée à certaines reprises dans les scènes de combat? Voilà pourquoi Glory est déstabilisante. Kuebler affirme qu’il a réussi à canaliser la violence qu’il a vue dans sa jeunesse dans la danse et les arts martiaux. Mais est-ce le cas pour tout le monde? Glorifier, dans une certaine mesure, la violence sur écran, la prendre à la légère, est-elle la bonne façon de sensibiliser les gens? Chose certaine, ce qui nous est proposé nous questionne sur nos valeurs, notre tolérance. Dans cette optique, le but est atteint.

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Source: Daphné Bédard, Le Soleil.

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