P.artition B.lanche: un grand chantier humain, par Josianne Desloges

Publié le 12 février 2018 par Valérie Roussel
Harold Rhéaume avait faim d’empathie. Et de rencontres plurielles, nombreuses, variées. Il avait envie de construire avec le public, pour le retrouver au rendez-vous au moment de diffuser sa nouvelle création, P.artition B.lanche, qu’il présentera à Québec du 13 au 15 février.
La nouvelle création du Fils d’Adrien danse s’inscrit dans une série d’actions pour allumer des étincelles avec une forme d’art qui suscite encore certaines appréhensions chez le grand public. «Je suis revenu à Québec pour construire quelque chose. Dix-sept ans plus tard, le milieu s’est mobilisé, s’est développé, on a cette belle Maison de la danse», constate Harold Rhéaume.
Le chorégraphe nous accueille dans son bureau bardé d’affiches de Danse Partout, de L’Éveil, qu’il a créé avec Marie-Josée Bastien, de livres d’art, voire d’une des sculptures d’André Du Bois créée pour le parcours Je me souviens. 
C’est justement avec ces grands déambulatoires, d’abord Le fil de l’histoire, créé pour le 400e anniversaire de Québec, puis Je me souviens, qui entraînait le public de la Citadelle au Parlement, que le chorégraphe a recruté une vague de nouveaux spectateurs pour la danse.
Harols Rhéaume
Deux résidences au Musée de la civilisation, au cœur de l’exposition Corps rebelles, dont il est collaborateur au contenu, lui donnent envie d’amener carrément le public dans son processus de création. «J’ai eu comme une révélation», indique-t-il. Et une incroyable envie de recommencer. Il approche donc le Musée national des beaux-arts, le Carré 150 à Victoriaville, le théâtre du Bic, les centres culturels de Sherbrooke et de Notre-Dame de Grâce pour leur proposer d’accueillir le Fils d’Adrien danse en résidence-médiation. Sept semaines de création, à la rencontre des communautés, se déploient sur un an à travers le Québec.
«C’est devenu un grand chantier humain de rencontres, indique Harold Rhéaume. On ouvrait la porte au public, je continuais à créer sous le regard des gens, ils posaient des questions aux danseurs. Ça m’a permis de créer près de 80 % de la pièce devant public.»

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Lisez l’article complet de Josianne Desloges, dans Le Soleil, le 12 février 2018, ici.
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