LOUISE LECAVALIER : AU FIL DU CORPS, par le Voir

Publié le 8 mars 2018 par Valérie Roussel

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Elle a 40 ans de carrière mais elle n’a pas d’âge. Incontournable figure de la danse contemporaine, la Montréalaise continue de promener sa danse survoltée sur les scènes internationales. Portrait d’une artiste flamboyante.

Photo : Jocelyn Michel (Consulat)

«Si j’étais un gars, je pourrais danser.» Pendant son enfance à Laval, Louise Lecavalier fait plutôt de la course avec ses frères, du vélo ou du baseball. Elle pense qu’en tant que fille, ses chances en danse ne sont pas grandes; une danseuse doit être belle et romantique… Elle arrive finalement à la danse à l’adolescence, un peu par hasard, après avoir vu une affiche dans un bus. «Après, ça s’est passé très vite.» Il y a notamment eu LA rencontre, celle avec Édouard Lock, dont elle intègre la compagnie La La La Human Steps. Elle en devient l’icône tandis que la compagnie se fait connaître à l’international, et va jusqu’à danser dans les spectacles de David Bowie. En 2006, Louise fonde sa propre compagnie, Fou Glorieux. Sa carrière est jalonnée de nombreux prix et distinctions: Bessie Award, insigne d’Officier de l’Ordre du Canada, prix de la personnalité chorégraphique de l’année du Syndicat de la critique, Grand Prix du Conseil des arts de Montréal, Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle, prix Denise-Pelletier…

Une carrière qui a inspiré Raymond St-Jean: le réalisateur sort le 30 mars Louise Lecavalier – Sur son cheval de feu, un documentaire vibrant qui dresse le portrait de la danseuse de 59 ans. L’initiative fait au début un peu peur à Louise, peu encline à être accompagnée par une caméra pendant un an. «Mais j’ai vu le film de Raymond Une chaise pour un ange, et ça m’a décidée à le rencontrer. La danse y était très bien filmée…» Le documentaire suit Louise à Paris pendant qu’elle y présente un spectacle, puis revient à Montréal pour parler de son enfance, sa carrière, photos d’époque à l’appui. Des entrevues évoquent ensuite ses pièces et le processus de création («une improvisation, libre et totale»), et l’équipe du film se rend jusque dans sa maison. La danseuse et la femme sont racontées par ses jumelles, quelques partenaires de danse (dont Marc Béland, «une de mes relations les plus importantes, très particulière»), son assistante à la chorégraphie ou encore son entraîneur sportif. […]

Lisez l’article complet de Marie Pâris, pour le Voir, le 8 mars 2018, ici.

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