Arrière Scène

[ARTICLE] L’odyssée sensible du chorégraphe Alan Lake – par Le Soleil

Publié le 3 avril 2018 par Laurence Bégin

S’inspirant du tableau «Le radeau de la Méduse» pour mettre en scène une humanité à la dérive, des amoncellements de corps, un plancher liquide, Alan Lake a créé Le cri des méduses, une création pluridisciplinaire dont le mouvement chorégraphique demeure la figure de proue.

Le chorégraphe, cinéaste et artiste visuel de Québec, qui a présenté ces dernières années Ravages et Les caveaux, s’est plongé pour la première fois dans une «grande forme», avec neuf interprètes sur scène. Aussi pour la première fois, son travail sera présenté dans la saison de danse du Grand théâtre (en coprésentation avec la Rotonde, qui a programmé ses spectacles précédents) et vient de remplir six fois La Cinquième salle de la Place des Arts.

Avec davantage de corps, les possibilités de mouvement se décuplent, et Lake s’est appliqué à faire naître une chorégraphie où les variations sculpturales s’annoncent nombreuses.

La gestuelle qu’il a développée avec sa compagnie, Alan Lake Factori(e), est faite de «beaucoup de touchés, c’est énergique, très acrobatique, c’est une œuvre de partenaires et de survie», indique-t-il. Cherchant mille manières de faire monter les corps les uns sur les autres en amoncellements pyramidaux (comme dans le fameux tableau), il a, fidèle à son habitude, cherché à cultiver l’ambiguïté. «On peut se demander s’il s’agit d’une quête pour créer un assemblage humain extraordinaire ou si les gestes cherchent à sceller une blessure, à arrêter l’hémorragie», expose le chorégraphe.

D’entrée de jeu, il qualifie Le cri des méduses d’odyssée, et ne nie pas que ses danseurs ressemblent parfois à une hydre de Lerne. «Il y a toute une mythologie, d’une œuvre à l’autre, qui se construit, constate-t-il. Ça devient fantastique, onirique, ça bascule dans l’horrible pour aller dans le magnifique.» Les antagonismes, chez Alan Lake, traversent les spectacles comme des fils d’Ariane.

 

Lisez l’article complet de Josianne Desloges, dans Le Soleil, le 31 mars 2018.

Photo : Erick Labbé

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