La beauté dans la vulnérabilité | Article | ULaval nouvelles

Publié le 15 octobre 2019 par Laurence Bégin

02 - De la glorieuse fragilité - crédit David Cannon

La chorégraphe Karine Ledoyen investit la salle Multi de Méduse avec une œuvre sur le thème de la fragilité.

Comment les danseurs vivent-ils l’étape de la retraite? Cette question est au cœur du spectacle De la glorieuse fragilité, qui sera présenté au complexe Méduse, du 30 octobre au 1er novembre. Il s’agit d’une création de Karine Ledoyen, directrice de la compagnie Danse K par K et étudiante à la maîtrise en littérature et arts de la scène et de l’écran.

Inspirée par l’approche de docu-théâtre de son ami et collaborateur Alexandre Fecteau, la chorégraphe a interviewé une vingtaine de danseurs professionnels qui ont tourné le dos à la scène pour diverses raisons. Leurs récits, très touchants, ont servi de point de départ à la création de la pièce. « Ce qui m’intéressait dans ce projet, c’est la fragilité. Pour moi, le fait de quitter la danse est un moment de deuil. Ce qui ressort des entrevues, c’est une parole super belle qui peut résonner dans toutes sortes de sphères de nos vies où l’on est confronté à de petits ou de grands deuils », explique Karine Ledoyen.

Durant le spectacle, des extraits de ces entrevues seront diffusés. Témoignages, confidences et souvenirs du passé feront écho à la performance in situ de quatre danseurs, Elinor Fueter, Jason Martin, Simon Renaud et Ariane Voineau. Il y aura également projection de vidéos manipulées en direct par Andrée-Anne Giguère, doctorante en littérature et arts de la scène et de l’écran. « La cohabitation entre le discours du passé et la présence des danseurs sur scène crée une dichotomie pour ces interprètes qui sont en train de vivre les sensations dont se souviennent ceux qui ont quitté la scène. Malgré l’approche documentaire, la pièce n’est pas un documentaire. La poésie prend le dessus sur la création. Je me suis nourri des entrevues pour concevoir la chorégraphie avec les danseurs », poursuit Karine Ledoyen.

 

Lire l’article complet de Matthieu Dessureault, dans ULaval Nouvelles, le 15 octobre 2019.

Photo : David Cannon

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