Bygones: ombre et lumière | Critique | Les Enfants du paradis

Publié le 22 novembre 2019 par Laurence Bégin

Bygones, Out Innerspace Dance Theatre

Tiffany Tregarthen et David Raymond offrent un spectacle qui sort des sentiers battus. Une quête d’avenir de cinq personnages qui se déroule dans l’ombre et la pénombre et qui, néanmoins, illumine, irradie terriblement.

D’ombre et de lumière

L’entrée en salle se fait alors qu’un personnage immobile et dans la pénombre consulte un livre. Les lumières s’éteignent puis, surgissant du plafond, apparaissent deux corps qui, grâce à un savant jeu de lumières, prennent différentes positions. La table est mise pour un spectacle qui se déroulera dans un univers enivrant du début à la fin.

La magie opère du début à la fin grâce, mais pas uniquement, au magicien des lumières qu’est James Proudfoot. Il a su créer avec des filets de lumières moult environnements parfois complètement surprenants. Le spectateur se pâme à plusieurs reprises devant les prouesses réussies par le spécialiste de l’environnement lumineux. Il permet de créer des ambiances qui tiennent à la fois de l’imaginaire et du réel. La frontière est constamment franchie de brillante manière.

Des univers entiers prennent vie devant nous. Tout ça se fait en un instant et uniquement par un ingénieux mélange de faisceaux lumineux. Une magie qui surprend et séduit à chaque fois. Ne serait-ce que pour cela, il faut voir Bygones.

Une célébration de l’imaginaire

L’ensemble du spectacle est une grande célébration de l’imaginaire. Si le tout s’étire un peu, Bygones pourrait bien être écourté d’une dizaine de minutes pour rendre le tout moins redondant, il n’en n’est pas moins un magnifique spectacle.

Cette grande fête de l’imaginaire ne se réalise pas uniquement que par de splendides éclairages. Tregarthen et Raymond ont créé une série de saynètes peuplées d’êtres étranges et d’humains. Ils se côtoient parfois dans un chassé-croisé, parfois dans une belle unicité dansée et théâtralisée.

 

Lire la critique complète de Robert Boisclair, dans le blogue Les Enfants du paradis, le 22 novembre 2019.

Photo : Alistair Maitland

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