De la glorieuse fragilité | Critique | Info-Culture

Publié le 1 novembre 2019 par Laurence Bégin

De la glorieuse fragilité, par David Cannon

Une danse où les corps sont souples, s’abandonnent, se donnent le vertige, jouent et prennent toute la place. Pour accompagner les quatre merveilleux artistes, un écran géant avec des mots qui donnent le ton à la danse et des témoignages de gens qui décident d’arrêter la danse malgré que la flamme est majoritairement restée allumée. Il ne faut pas oublier le performatif de la vidéo sur scène par Andrée-Anne Giguère, qui va tout près des danseurs sur scène et retransmet leur ressenti par le truchement de Gros Plan. L’effet des vidéos, des images en direct et des mots percutants sur écran géant, rendaient les danses énergiques, allant même jusqu’à l’épuisement et donnaient une touche de poésie au spectacle.

[…]

Place au spectacle

Le spectacle commence par un nettoyage d’une fête qui vient d’avoir lieu, une sorte de Bye Bye party pour un emploi qu’une collègue vient de quitter.

De la glorieuse fragilité est une brillante réflexion et célébration de son médium, un deuil d’une tendresse inouïe.

Les quatre danseurs et une vidéaste honorent la danse et la vive intensément avec sensibilité et plaisir. Solo, duos, trios ou tous ensemble, ils se donnent de tout corps avant de quitter eux aussi un jour pour autre chose. Quoi qu’il en soit, on sent l’amitié prendre forme, la proximité entre eux pour exécuter les chorégraphies avec une belle simplicité. (Même si ce n’est pas simple).

La finale de la danse s’est terminé sur un beau ( plancher doré – genre tapis glissant) avec de beaux reflets sur l’écran géant. Autre fait à souligner, à l’occasion, il y avait de l’ombrage des danseurs sur l’écran géant, ce qui apportait un effet charmant à la chorégraphie.

 

Lire la critique complète de Marie-Josée Boucher, dans Info-Culture, le 31 octobre 2019.

Photo : David Cannon

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