De la glorieuse fragilité: glorieux bonheur | Critique | Les Enfants du paradis bloguent

Publié le 1 novembre 2019 par Laurence Bégin

02 - De la glorieuse fragilité - crédit David Cannon

Karine Ledoyen et sa joyeuse bande de danseurs proposent un doux moment de bonheur dansé. Un spectacle tout en finesse qui quittera les planches dès ce soir. Courez voir De la glorieuse fragilité vous en ressortirez heureux.

Glorieux bonheur

Si le spectacle s’affiche comme De la glorieuse fragilité, le spectateur quitte la salle le bonheur au coeur. Il y a de l’amour, beaucoup d’amour dans ce spectacle. L’amour de la danse. Le plaisir d’en parler avec beaucoup de plaisir, sans amertume au travers de témoignages qui viennent sublimer les pas dansés. Le plaisir de danser qui se sent, qui se vit sous nos yeux. Un spectacle qui transpire le bonheur d’un bout à l’autre.

Quelle sublime idée d’offrir des témoignages, des pas dansés et de la musique qui se superposent. Il y a quelque chose de magique. La danse prend un tout autre sens. Le spectateur a l’impression de passer de l’autre côté du miroir. De comprendre un peu mieux ce qui émeut ces danseurs d’autrefois. De comprendre ce qui nous touche dans un spectacle de danse. Karine Ledoyen et ses magnifiques comparses nous font aimer encore plus la danse.

Il y a du plaisir dans ce spectacle. Dans le tableau jeu où les danseurs jouent à la tag dansée. Ils poussent le plaisir avec la salle en faisant des spectateurs des complices au jeu.

Il y a de la sensualité, même entre les danseurs masculins, alors que les corps s’entrelacent. Tout ça, et plus encore, se fait dans le plus grand bonheur. Dans la découverte de mouvements surprenants ou encore des chuchotements, superbes et drôles Ariane Voineau et Elinor Fueter dans un numéro dansé loufoque.

Quel plaisir de retrouver Ariane Voineau, que j’aime d’amour, dansé bien sûr. Mais également quelle belle découverte que ces trois danseurs que je ne connaissais pas. Elinor Fueter, Jason Martin et Simon Renaud sont sublimes.

Ce quatuor, et Karine Ledoyen, offrent des pas dansés de toutes sortes et, ma foi, osés par moments. Ils ont eu l’intelligence de faire des chorégraphies dans le silence le plus total. On entend le souffle court, les pieds qui glissent, les battements de coeur des danseurs. Ces silences sont des moments qui nous permettent de vivre la danse avec les danseurs. Ils sont magnifiques.

Il faut souligner le travail de l’équipe technique, et particulièrement celui de la manipulatrice de la vidéo sur scène, Andrée-Anne Giguère, qui devient par moments, un cinquième interprète. Tout s’imbrique superbement sans faux pas.

Allez-y surtout si vous aimez: les chorégraphies innovantes, la danse qui emballe, les spectacles multidisciplinaires.

 

Lire la critique complète de Robert Boisclair, dans le blogue Les Enfants du paradis, le 1er novembre 2019.

Photo : David Cannon

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