« MAGNETIKAE » de la compagnie La Otra Orilla à la Place des Arts | Critique | Bible urbaine

Publié le 21 novembre 2019 par Laurence Bégin

13 - Magnetikae - crédit Lydia Pawelak

Magnetikae, un métissage entre le froid polaire et la chaleur puissante du flamenco.

Sur la scène de la Cinquième Salle, notre regard s’est d’abord posé sur la scénographie d’Hedi Graja, qui nous a rapidement emmenés en Antarctique. J’ai observé de grandes toiles blanches qui m’ont fait penser à des icebergs. Les éclairages bleus et sombres fortifiaient ce désir de nous plonger dans une ambiance hivernale.

Nous avons alors aperçu trois artistes portant chacun des chapeaux en fourrure et des costumes confectionnés par Stéphanie Rodrigue et Estelle Foisy, qui évoquaient des Inuits jouant avec des percussions.

Personnellement, j’ai tout de suite fait le lien avec nos ancêtres, ces peuples autochtones inuits, qui ont su combattre des températures extrêmes, qui ont vécu dans l’exil, aussi, mais dont le quotidien a toujours été ponctué de traditions et de musique. D’un autre côté, ils me faisaient aussi penser à un autre groupe de nomades, les gitanes d’Andalousie, lesquels, avec leur musique et leur danse, savent exprimer des thèmes puissants, comme l’amour, la passion et la liberté.

L’artiste Myriam Allard, en pleine performance, accompagnait les rythmes des percussions avec une danse aux allures d’une Soleá (l’une des formes de danse du flamenco, dont l’étymologie du mot veut dire «solitude»). J’ai trouvé cela intéressant cette façon qu’elle avait d’attraper une toile blanche et de la transformer en une longue jupe qui accompagnait et fortifiait l’essence de ses mouvements. À sa suite, c’est l’artiste Heidi Graja qui nous a captivés, avec son chant puissant, comme un cri mélodieux, et son interprétation. […]

L’innovation d’une danse puriste

Le moment le plus vigoureux de MAGNETIKAE a définitivement été lorsque Myriam Allard et un musicien ont exécuté une performance énergétique et innovante, comme si l’on assistait à une bataille entre un animal et un humain. La musique, des sons de percussions semblables à celui du cajóne (un instrument de musique inventé au Pérou au XVIIIᵉ siècle), accompagnait «Las Llamadas» (l’ouverture d’une danse de flamenco) à la perfection, et la gestuelle et l’interprétation des deux artistes ajoutaient de la force à leur performance.

 

Lire la critique complète de Olivia Gomez, dans la Bible urbaine, le 21 novembre 2019.

Photo : Lydia Pawelak

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