Oser danser | Article | La Presse

Publié le 25 août 2020 par Laurence Bégin

Stacey Désilier dans Osez! en solo

Lancé par Karine Ledoyen, chorégraphe reconnue de la ville de Québec, le concept Osez ! a connu différentes mutations depuis sa première édition, en 2002. Voici que la créatrice l’adapte à la réalité de la COVID-19 avec Osez ! en solo, présenté simultanément ces jours-ci à Montréal et à Québec. Récit d’une expérience qui sort autant l’interprète que le spectateur des sentiers battus.

La compagnie Danse K par K collabore avec l’Agora de la danse à Montréal et La Rotonde à Québec pour cette mouture repensée de Osez !. À l’origine, Osez ! est un concept de création collective qui rassemble à chacune de ses éditions une quarantaine de danseurs, un chorégraphe et un musicien, qui ont pour mission de créer, chaque jour pendant un laps de temps déterminé, une ébauche chorégraphique présentée le soir même devant public, souvent dans un environnement extérieur, comme le bord du fleuve Saint-Laurent.

La contrainte ainsi que la représentation in situ font donc partie de l’ADN de ce projet, qui a connu jusqu’ici 12 éditions. Cette fois, Karine Ledoyen a pensé les choses différemment en contexte de pandémie, tout en gardant l’esprit de ce concept porteur. Ainsi, elle a invité des créateurs solistes en danse à collaborer avec des créateurs sonores, donnant naissance chaque fois à une courte pièce d’une dizaine de minutes. Chaque duo a eu la contrainte de créer le tout en 10 heures maximum.

En tout, 31 chorégraphes solistes et concepteurs sonores sont réunis dans ce projet inédit, dans la capitale et la métropole, dont Louise Bédard, Stacey Désilier, Karine Ledoyen, Sara Harton, Pascal Asselin – alias Milimetrik –, Josué Beaucage et Roger Cournoyer.

Distanciation physique oblige, ces capsules chorégraphiques ne peuvent être présentées que devant un ou deux spectateurs à la fois, dans des environnements extérieurs gardés secrets et dispersés dans les différents quartiers centraux des deux villes.

États partagés

Comment faire revivre le geste dansé dans cette période où les rapprochements sont limités, voire interdits ? Avec Osez ! en solo, Ledoyen offre une piste de réflexion intéressante qui permet de renouer de façon intime avec la discipline de la danse, et ce, autant pour le créateur-interprète que pour le spectateur. Au-delà du spectacle au sens traditionnel du terme, l’expérience s’ancre plutôt dans l’idée d’états partagés entre les deux participants qui se retrouvent face à face.

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Lire l’article complet d’Iris Gagnon-Paradis, dans La Presse, le 22 août 2020.

Photo : Olivier Jean – La Presse / Interprète : Stacey Désilier

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