Ce que le jour doit à la nuit : Envoûtant rituel | Critique | Revue JEU

Publié le 7 décembre 2020 par Laurence Bégin

Ce que le jour doit à la nuit, Compagnie Hervé Koubi

Présenté en webdiffusion par Danse Danse, en collaboration avec la Rotonde, Ce que le jour doit à la nuit est un long tableau vivant, animé par la houle des corps, dans un nuage de particules blanches. Le chorégraphe Hervé Koubi convoque 12 danseurs pour un envoûtant rituel, qui entrelace la danse contemporaine et les danses urbaines, la musique soufie et les cantates de Bach.

Le joli titre, tiré d’un roman de Yasmina Khadra, illustre déjà cette idée de cycle, d’équilibre, de répartition des forces qui marque le cours des jours. Pour introduire le spectacle, une courte vidéo laisse la parole aux danseurs Fayçal Hamlat et Issa Sanou ainsi qu’au chorégraphe français, qui est parti, à la mi-vingtaine, sur les traces de ses origines algériennes. Il expose la genèse de cette œuvre créée en 2009, en évoque les grandes lignes et les deux héritages qu’il a voulu réconcilier. Sur les douze hommes qu’il rassemble, onze sont Algériens et un est Burkinabé. La plupart n’ont pas de formation en danse classique ou contemporaine ; ce sont des acrobates et des virtuoses de la danse de rue, avec qui il a voulu inventer « un ballet du 21e siècle ».

Ce prélude aide à accueillir le spectacle, car même après des mois de culture sur écran, on s’ennuie toujours de la pénombre de la salle, des chuchotements des autres spectateurs et spectatrices et de cette atmosphère chargée d’électricité qui précède une performance live. Ici, les prises de vue sont soignées et le montage, réfléchi. Nous ne sommes pas devant une captation, mais bien devant un film de danse signé Patrick Lauze. Ce qui nous fait mieux accepter l’écran.

Ce spectacle qui nous happe commence par une masse de corps qui s’éveille doucement avec des mouvements ondoyants. Nous sommes devant une formation organique, qui peu à peu deviendra guerrière, puis rituelle.

[…]

 

Lire la critique complète de Josianne Desloges, dans la Revue JEU, le 6 décembre 2020.

Photo : Nathalie Sternalski

Publié dans , | Marqué avec , , , , , , , , | Laisser un commentaire