[BIO] Alan Lake Factori(e) – Compagnie – Parades

Publié le 30 mars 2021 par Laurence Bégin

Alan Lake Factorie

Basée à Québec et créée en 2007 Alan Lake Factori(e), a déjà à son actif plusieurs réalisations scéniques et cinématographiques. Toutes saluées par la critique et le public, ses œuvres jouissent d’une diffusion toujours de plus en plus importante. Ainsi, les projets Chaudières, déplacements et paysages (2009) et Là-bas le lointain (2012) font naître chacun un film et une œuvre scénique et sont diffusés notamment par La Rotonde à Québec. En 2015, le spectacle Ravages, présenté à Montréal et à Québec, pousse encore plus loin la démarche proposée dans les précédentes réalisations. Cette fois, deux films de danse émergent du projet : Jardins-Catastrophes (2014), diffusé au Québec et à travers le monde (Espagne, Chili, Russie, Brésil) et Ravages (2015), un film plusieurs fois primé qui parcourt actuellement les festivals (Russie, Irlande, États-Unis, France). En 2016 la création in situ Les Caveaux, pièce audacieuse, créée et présentée dans un vieil entrepôt désaffecté de Limoilou, ouvre la saison de La Rotonde. Par la suite, Alan Lake Factori(e) poursuit ses recherches en créant Le cri des méduses (2018), un projet colossal qui se décline en un film de danse et une grande forme inspirée du célèbre tableau le Radeau de la Méduse de Théodore Géricault. En 2021 le public découvrira la trilogie Le cycle des parades trois œuvres distinctes : un in situ, un film et un spectacle sur scène.

Démarche artistique

« J’explore la relation étroite qu’entretient le corps avec son environnement. Mes œuvres prennent donc toujours racine dans des lieux choisis pour leurs pouvoirs évocateurs. S’érigeant dans ce contexte in situ, la danse devient alors indissociable d’un milieu avec lequel elle est en constante interaction. De cette première étape de création résulte soit un film de danse, soit une présentation publique sur place. Par la suite, je procède à une transposition de ce travail initial pour sa diffusion en salle de spectacle. Je m’affaire donc à établir, grâce à une scénographie alliant installation sculpturale, matière brute et projections vidéo, un espace où l’essence du lieu précédemment investi vient se fondre aux paramètres scéniques. Ce nouvel environnement me permet de renouveler mon questionnement sur l’interrelation entre la danse, le territoire, l’art visuel et l’image en mouvement. Mes mises en scène révèlent alors les traces d’un passé évanoui qui s’arrime à la nature sauvage afin d’installer en filigrane les bases de sortes de sanctuaires. C’est dans ces arènes que mon écriture chorégraphique donne forme à d’étranges rituels païens, où les interprètes s’engagent avec fougue dans l’exploration de l’immédiateté du corps, de son souffle, de sa chair et de ses articulations. Ils tentent d’y comprendre leur propre présence tout en évoluant en présence de l’autre. »
— Alan Lake, directeur artistique de la compagnie Alan Lake Factori(e)

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