La Rotonde
BAGNE Recréation – On ne sort pas de là indemnes par Catherine Genest, Voir

BAGNE Recréation – On ne sort pas de là indemnes par Catherine Genest, Voir

Nous sommes impatients de vous présenter Bagne, cette oeuvre marquante du répertoire québécois, à voir les 8 et 9 décembre au Grand Théâtre de Québec.

Pierre-Paul Savoie : « Y’en a qui disent que c’est comme un coup de poing. On ne sort pas de là indemnes. Ça rentre à l’intérieur de nous de façon très positive. Je vois le visage des gens après et je sens que l’émotion a été très forte. La fin est cathartique. » Photo : Rolline Laporte

Pierre-Paul Savoie : « Y’en a qui disent que c’est comme un coup de poing. On ne sort pas de là indemnes. Ça rentre à l’intérieur de nous de façon très positive. Je vois le visage des gens après et je sens que l’émotion a été très forte. La fin est cathartique. »
Photo : Rolline Laporte

Bagne, c’est une pièce vieille de 22 ans. Pierre-Paul Savoie et Jeff Hall sont entrés dans l’histoire comme peu de chorégraphes québécois en sont capables avec une œuvre circassienne, émotivement chargée aussi. Autopsie d’un classique réactualisé.

Pierre-Paul Savoie c’est aussi l’homme derrière Danse Lhasa Danse, vibrant hommage posthume commandé par Coup de cœur francophone. Un homme de danse posé, inspiré, sensible comme bien peu. C’est aussi lui qui portait Bagne sur ces épaules au début des années 1990 et aux côtés de son complice Jeff Hall. Deux décennies plus tard, il passe le flambeau à une nouvelle génération d’interprètes : Lael Stellick et Milan Panet-Gigon. Des danseurs finement choisis, mais qui n’avaient jamais vu la version originale. « Un des prérequis c’est la capacité de faire équipe, d’être ouvert à l’autre personne parce que c’est un duo. Il faut qu’ils soient à la fois capables de bouger et d’interpréter théâtralement. Même s’il n’y a pas de texte, ce sont vraiment des personnages. […] C’est comme un film muet qui est raconté par le corps. »

L’autre défi est physique. Athlétiques et spectaculaires, les mouvements de Bagne requièrent rigueur et endurance. « La cage est le troisième partenaire. C’est pas un langage codé de danse, en fait. On utilise beaucoup des mots comme suspension ou accrochage, des termes que l’on n’utilise pas en danse habituellement. C’est la scénographie permet ça. »

Ce décor de deux étages est signé Bernard Lagacé et rappelle celle d’une prison austère, comme on en voit de plus en plus en téléjournal. « Avant 2000 on n’avait pas tellement ces images-là, mais depuis il y a eu Guantanamo, Abou Ghraib en Irak, y’a eu toutes sortes de scandales par rapport aux traitements des humains et la torture. En arrière-plan, y’a cette tension-là, ça pourrait se passer là. Les gens le voient, ça donne tout un contexte historique et politique par rapport à ce qu’on voit dans l’actualité. »

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Source: VoirCatherine Genest.