La Rotonde
Bagne: violence et passion, par Luc Boulanger, La presse

Bagne: violence et passion, par Luc Boulanger, La presse

Article de Luc Boulanger à propos de Bagne Recréation paru dans La Presse le 24 octobre 2015

Bagne, courtoisie de Danse Danse

Photo : courtoisie de Danse Danse

Le philosophe Blaise Pascal estimait que tout le malheur des hommes vient du fait qu’ils ne savent pas demeurer en repos, dans une chambre. Imaginez comme on est malheureux au bagne…

À l’occasion de son 25e anniversaire, la compagnie PPS Danse a eu l’idée de revisiter une oeuvre phare, puissante, de son répertoire, qui a été présentée 115 fois ici et ailleurs. Et d’en confier l’interprétation à deux jeunes et excellents danseurs, au sommet de leur forme physique.

Créée en 1993, Bagne demeure une pièce forte et percutante. À travers des tableaux d’une cruelle beauté, mêlant une gestuelle très virile à des élans de tendresse, Bagne aborde donc l’emprisonnement des êtres humains. Par-delà la prison dans laquelle les deux interprètes sont enfermés, la pièce évoque surtout nos prisons intérieures, notre incapacité à briser les chaînes de nos ego, notre difficulté à nous tourner vers l’autre.

Si Bagne dégage une bonne dose d’homoérotisme – le corps masculin y est à la fois foyer de tension et de passion -, l’oeuvre dépasse la lecture homosexuelle.

D’ailleurs, les créateurs en ont fait une version féminine, en 1998, qu’ils ont présentée à Montréal et à New York.

Dans la version à l’affiche de la Cinquième Salle, Lael Stellick et Milan Panet-Gigon jouent davantage sur l’ambiguïté d’une néomasculinité trouble. Ces jeunes hommes-là sont indéniablement en perte de repères et de modèles.

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Source: La PresseLuc Boulanger