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Chorégraphie au pluriel. EMMAC Terre Marine d’Emmanuelle Calvé, par Anne-Marie Santerre, artichautmag.com

Chorégraphie au pluriel. EMMAC Terre Marine d’Emmanuelle Calvé, par Anne-Marie Santerre, artichautmag.com

Article d’Anne-Marie Santerre sur Emmac Terre marine qui nous visitera très bientôt!

Emmac Terre marine par Frédérick Duchesne

Photo : Frédérick Duchesne

Dans le cadre de la série de spectacles Traces-Hors-Sentiers, Danse-Cité présente EMMAC Terre marine d’Emmanuelle Calvé. Du 5 au 15 mars, la chorégraphe, interprète et metteure en scène présente au public un spectacle multidisciplinaire poétique inspiré du conte inuit La femme squelette de Clarissa Pinkola Estés. Une présentation de danse contemporaine et de marionnettes bercée par la musique de Jorane et la poésie de Richard Desjardins.

Il est devenu presque rare d’assister à un spectacle de danse contemporaine narratif. EMMAC terre marine en est un exemple bien ficelé. Emmanuelle Calvé et ses collaborateurs racontent l’histoire de la naissance d’une jeune fille sensible à la faune et à la flore nordique, de sa chute dans l’océan puis de sa résurrection par un pêcheur. La danse contemporaine, la narration et l’art de la marionnette se côtoient sur scène. Comme mot d’ordre, la simplicité englobant la composition totale. Les décors se résument à de longues lignes blanches au sol. L’on change d’atmosphère avec le jeu des éclairages sur le fond blanc et la gestuelle des interprètes. Un exemple impressionnant se trouve dans la chute d’Emmac dans l’océan: les éclairages passent du bleu glacial qui domine l’ambiance scénique au vert marin, alors que le fond devient noir à la mesure où nous nous enfonçons dans l’océan. Les mouvements deviennent plus lents comme s’ils étaient exécutés dans une matière les retenant.

Le spectateur est appelé, une fois la création livrée par l’interprète, à s’inspirer librement de cette histoire sur les cycles de la vie et de la mort enseignés par la nature afin de l’envisager autrement, se l’approprier, comme Emmanuelle Calvé l’a elle-même faite avec le conte inuit à l’origine de sa création.

Pour lire l’article en entier, cliquez ici.

Source: artichautmag.comAnne-Marie Santerre