La Rotonde
Danse de garçons : corps-à-corps viril, par Catherine Genest, Voir

Danse de garçons : corps-à-corps viril, par Catherine Genest, Voir

23 octobre 2014

Un avant-goût de Danse de garçons, le deuxième spectacle de notre saison à voir en novembre au Théâtre Périscope, en coprésentation avec le diffuseur théâtral.

Danse de garçons ©David Cannon 428x285

Sept mâles alpha: un danseur et six comédiens. Atypique, le spectacle orchestré par Karine Ledoyen a fait un tabac lors de l’avant-dernier Carrefour international de théâtre de Québec. Retour sur une chorégraphie sportive et introspective.

Au moment d’écrire ces lignes, la reprise de Danse de garçons se prépare dans la salle bleue du Périscope, au sous-sol, et dans le cabotinage le plus complet. Autodérision et taquineries entre chums se retrouvent dans les répét’ qui sont aussi le théâtre d’énormités qui ne se retranscrivent pas. Un clash avec la tendresse presque charnelle qui unit les danseurs dans les vidéos publiées sur YouTube.

Un an et demi est passé depuis que Marie Gignac leur a donné sa bénédiction, c’est-à-dire le droit de se produire à la Salle Multi au printemps 2013 dans le cadre du festival dont elle assure la direction artistique. Le public a répondu à l’appel, les critiques se sont empressées de saluer l’audace de ces gars-là qui ne dansent pas d’habitude. «On est comme des enfants au début du langage, qui connaissent juste dix mots. L’intérêt, c’est pas de savoir quels mots on va faire. Ce qui est beau, je crois, c’est qu’on le fait malgré nos limites. Avec une certaine naïveté», analyse Jean-Michel Girouard.

Blessures, bleus, éraflures. Si les mouvements semblent couler de source chez les «vrais» interprètes en danse contemporaine, c’est précisément le contraire pour Paré, Pelletier, Ratio, Laprise, et Girouard. Charles-Étienne Beaulne recense ses bobos: «J’ai eu des problèmes de poignets, une ecchymose énorme et surélevée sur le coude. Y’a quelque chose de guerrier dans ce spectacle. Si on a un bandage, on va le garder pendant le show.»

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Source: Voir, Catherine Genest.