La Rotonde
EMMAC Terre marine : corps éternel, par Stéphanie Vallet, La Presse

EMMAC Terre marine : corps éternel, par Stéphanie Vallet, La Presse

Prépapier de Stéphanie Vallet paru dans La Presse le 5 mars 2014 lors de la création d’Emmac Terre Marine que La Rotonde accueillera avec Les Gros Becs en novembre 2015.

Emmanuelle Calvé et Jorane par  David Boily

C’est après avoir entendu la musique composée par Jorane (à gauche) pour le documentaire La planète blanche sur le Grand Nord qu’Emmanuelle Calvé a pensé à faire appel à elle pour son projet. PHOTO: DAVID BOILY, LA PRESSE

Mêlant danse contemporaine et art de la marionnette, la chorégraphe multidisciplinaire Emmanuelle Calvé présente à compter de ce soir EMMAC Terre marine, un conte dansé mis en musique par Jorane sur des textes poétiques écrits et narrés par Richard Desjardins.

«C’est une histoire que mon corps m’a racontée», lance d’emblée Emmanuelle Calvé.

Alors qu’elle traversait une période d’insécurité liée à la perte d’êtres chers, la créatrice s’est penchée sur la lecture de Femmes qui courent avec les loups, un livre de Clarissa Pinkola Estés dont l’un des contes inuits a particulièrement attiré son attention.

«J’avais été confrontée moi-même à des peurs liées au cycle de la vie et de la mort. Le conte de La femme squelette a un enseignement qui aide les gens à vivre avec plus de sagesse les cycles de la vie. Ce conte m’a parlé», dit-elle.

EMMAC Terre marine évoque ainsi l’histoire d’une jeune fille plongée dans l’océan à la suite de la mort de son père et remontée à la surface après plusieurs années par un pêcheur.

Deux ans de recherche

Artiste visuelle de formation, l’interprète et chorégraphe d’EMMAC Terre marine utilise depuis 2006 les marionnettes au coeur de son travail et peint régulièrement des toiles où l’on retrouve des terres représentées sur des mammifères marins. Après deux ans de recherche à dessiner des prototypes de marionnettes, Emmanuelle Calvé a ensuite décidé de mettre en mouvement sa version du conte.

«J’avais le désir d’explorer les rapports inusités entre les corps et les marionnettes. J’ai créé des mouvements à partir de ce que j’ai découvert. Le comédien et la danseuse avec qui je partage la scène n’avaient jamais manipulé de marionnettes. Il a fallu que je transmette cette passion», explique la créatrice.

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Source: La Presse, Stéphanie Vallet.