La Rotonde
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Last Work
Last Work
Last Work

Last Work

Saison 2016-2017
17 janvier 2017, 20 h
65 minutes
Section A - Aîné / Étudiant : $ 55 Section A - Général : $ 72 Section B - Aîné / Étudiant : $ 45 Section B - Général : $ 55
18 artistes sur scène

La Batsheva Dance Company est de retour avec Last Work, une œuvre d’Ohad Naharin, danseur prodige et chorégraphe parmi les plus novateurs de notre époque. Sa danse est précise, délicate, calligraphique. Désarticulée à l’extrême, chargée d’une vitalité explosive, elle multiplie les torsions et positions invraisemblables dans un lent crescendo qui mène à l’extase. La scène est épurée. Une femme y court au loin sur un tapis roulant. Son inexorable surplace trace la ligne du temps et de l’histoire qui se répète. Les images incarnées par les dix-huit danseurs virtuoses sont extrêmement fortes. Véritablement inoubliable!

En coprésentation avec
Credits
Artistic team
In the media

Chorégraphie : Ohad Naharin
Lumières : Avi Yona Bueno (Bambi)
Trame sonore : Maxim Warratt
Musique originale : Grischa Lichtenberger
Mise en scène : Zohar Shoef
Conception des costumes : Zohar Nakamura
Assistants à la création :  Ariel Cohen, Guy Shomroni
Distribution originale : Olivia Ancona, Billy Barry, Omri Drumlevich, Bret Easterling, Iyar Elezra, Mario Bermudez Gil, Hsin-Yi Hsiang, Rani Lebzelter, Ori Moshe Ofri, Rachael Osborne, Shamel Pitts, Oscar Ramos, Nitzan Ressler, Ian Robinson, Or Meir Schraiber, Maayan Sheinfeld, Zina (Natalia) Zinchenko, Adi Zlatin
Production : Batsheva Dance Company
Direction de production :  Pomegranate Arts
Coproduction : Montpellier Danse 2015 (Montpellier), Hellerau-European Center for the Arts (Dresden)
Soutien à la création : Batsheva New Works Fund et The Dalia and Eli Hurwitz foundation. Avec un financement spécial de l’American Friends of Batsheva.
Président / Fondateur : Linda Brumbach
Direction technique : Roni Cohen
Photos : Gadi Dagon
Texte : Fabienne Cabado, collaboratrice à la rédaction, Danse Danse

Ohad Naharin

Ohad
Naharin

Chorégraphie
Avi Yona Bueno

Avi
Yona Bueno

Lumières

Ce soir, le Grand Théâtre, en collaboration avec La Rotonde, reçoit Last Work de Ohad Naharin, un grand rendez-vous en danse contemporaine. Vanessa Bell nous présente le travail du chorégraphe et de la compagnie de danse Batsheva.

— Vanessa Bell, CKIA

Vanessa Bell revient sur le spectacle Last Work de Ohad Naharin, présenté par La Rotonde et le Grand Théâtre, le mardi 17 janvier 2017. Une prestation soufflante qu’il ne fallait pas manquer !

— Vanessa Bell, CKIA

Entre de magnifiques et touchants chants a cappella et de la musique techno assourdissante, Naharin porte un regard cru (sinon cruel) sur le monde, la religion, la guerre et les humains. Originaire d’Israël et y vivant toujours, il utilise des images fortes pour évoquer la paix (drapeau blanc) et les chaînes (rubans adhésifs) dont ne peuvent se détacher les citoyens des pays en guerre même en temps d’accalmie. Les dernières minutes nous ont gardés sur le bout de notre siège alors que musique et danse produisaient un crescendo enlevant.

— Daphné Bédard, Le Soleil

ELLE. Le gaga, c’est une technique ?
Ohad Naharin. Je dirais plutôt que c’est une boîte à outils. Vous pouvez vous en servir pour vos exercices à la barre ou pour peler les oignons. Je l’utilise pour faire travailler des sportifs, des victimes de trauma, des malades de Parkinson… Je n’ai pas l’ambition d’emmener ces gens sur scène, mais de leur apprendre à être à l’écoute de leur corps, de leurs blessures, de leur pouvoir explosif.

— Catherine Lalonde, Le Devoir

Pour Luc Jacobs, « Last Work » a quelque chose à voir avec l’instant du crépuscule. La pièce inspire la sensation d’être entre deux événements, « entre le jour et la nuit, entre l’éveil et l’endormissement. Le sentiment que l’on vit lorsqu’on quitte une situation, mais qu’on n’est pas entièrement arrivé à la suivante ». Avec Last Work, Ohad Naharin parle d’un temps où s’ouvrent les possibilités, d’un temps où les choses changent, mais il est encore impossible de prédire ce qu’il va se passer.

— Mélanie Boisliveau, Dfdanse

« Je voulais intituler mes trois dernières créations Last Work. J’ai toujours changé d’idée, mais pas cette fois. Je crois que je voulais apporter une dimension dramatique avec ce titre, sans pour autant dévoiler quoi que ce soit, indique-t-il en entrevue avec La Presse. En ce sens, c’est un bon choix. Je vis dans un pays où beaucoup de choses peuvent arriver avec un gouvernement très irresponsable, qui peut créer de graves situations qui feront en sorte que ce soit ma dernière création. Je peux aussi me faire virer ! », lance-t-il en riant.

— Stéphanie Vallet, La Presse +

A la fin, la scène devient une toile d’où personne ne peut s’extraire. A l’image d’une société où tous se sentent coincés, asphyxiés par la guerre, malgré tant d’énergie vitale ? Naharin explique dans le programme de salle que « chorégraphier offre le privilège de faire passer un message clair et éloquent sans avoir à fournir d’explication ». Dans ce dernier spectacle, il a suivi son credo à la lettre.

— Emmanuelle Bouchez, Télérama