La Rotonde
Ensemble, envers et contre tous par Mélanie Carpentier, Le Devoir

Ensemble, envers et contre tous par Mélanie Carpentier, Le Devoir

Nous allons clore la saison avec Vital Few de Company 605. Venez faire le plein de danses urbaines et contemporaines avant la trêve estivale. Ici une critique du spectacle parue dans Le Devoir.

Company 605, The Banff Centre, Dance, 2016. Photo: Rita Taylor.

Company 605, The Banff Centre, Dance, 2016. Photo: Rita Taylor.

Dans Vital Few, le collectif l’emporte sur l’individualité, faisant la force d’une écriture chorégraphique à plusieurs mains. Même si elles essaient à diverses reprises de s’écarter du groupe dans le but de s’attirer les projecteurs, l’esprit de cohésion des six personnalités cohabitant sur la même scène finit toujours par rattraper l’individu.

Selon un principe de vases communicants, les danseurs de la compagnie vancouvéroise parviennent à maintenir une symbiose électrisante tout au long de leur performance. Une pièce savamment orchestrée, où on peut cerner une tension entre le souci de se démarquer et la volonté de faire partie du groupe sans lequel on ne peut que restreindre son champ de vision et son évolution.

Au début, la rencontre de deux bons amis : Laura Avery et Hayden Fong. Avec douceur, ils s’enlacent. À cette tendre affinité viendront se greffer un à un les quatre autres interprètes de Company 605. Comblant les espaces négatifs laissés par ceux qui les précèdent, il trouve place au sein de la mêlée, quitte à détruire les formes construites par les autres. De manière savoureusement grotesque, ces accolades nouées prennent l’aspect d’un monstre aux membres multiples d’où se détachent maladroitement et aléatoirement un pied, des mains, une tête… des membres désarticulés.

Dès qu’un des danseurs se propulse hors de la mêlée, les autres lui emboîtent vite le pas. Une phrase se compose de manière relayée. S’observant mutuellement et continuellement à l’écoute les uns des autres, les mouvements des interprètes se font écho de corps en corps.

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Source: Le Devoir, Mélanie Carpentier.