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(ENTRE) de Philippe Lessard Drolet: l’humain avant la machine par Daphné Bédard, Le Soleil

(ENTRE) de Philippe Lessard Drolet: l’humain avant la machine par Daphné Bédard, Le Soleil

C’est ce soir que nous présentons (ENTRE) du Théâtre Rude Ingénierie pour trois représentations, l’occasion d’un premier partenariat entre La Rotonde et le Mois Multi. Daphné Bédard a rencontré Philippe Lessard Drolet qui lui révèle les éléments clés du processus de création.

Photo: Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve.

Photo: Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve.

(Québec) Philippe Lessard Drolet est bachelier en études théâtrales. Il est aussi membre fondateur de la compagnie de Québec Théâtre Rude Ingénierie, qui s’intéresse à l’image, au son et à l’objet. Mais, c’est à la danse qu’il a pensé quand il a créé le spectacle (ENTRE), présenté à l’occasion du Mois Multi.

L’artiste a toujours admiré la poésie de la danse. «C’est un langage qui m’inspire beaucoup et qui offre une grande liberté de création», explique celui qui a notamment conçu les éclairages pour le dernier spectacle de la chorégraphe Maryse Damecour. Même s’il s’intéresse toujours aux machines, il préfère maintenant placer l’humain au centre de ses projets.

(ENTRE) a commencé par une installation interactive d’éclairage. Sur scène, trente-cinq projecteurs sont accrochés dans une zone centrale de 14 pieds sur 10 pieds. Six caméras sont également installées pour découper l’espace. L’image captée par celles-ci est récupérée par le système informatique, traitée et projetée sur scène.

Les premières expérimentations avec la machine ont eu lieu en 2011. Rapidement, Philippe Lessard Drolet a cherché une discipline qui pourrait bien coller à elle. La danse lui a paru un choix évident.

Dans les faits, les danseurs contrôlent la machine. Leurs mouvements dans l’espace influencent l’éclairage, le son. Le dispositif n’est donc pas le centre de la pièce comme dans d’autres oeuvres du Théâtre Rude Ingénierie, dont Notre Coney Island, présentée en 2014.

Tout ce système d’éclairage et de son est toutefois mis en mineur. «On s’assure que ce soit limpide pour que les gens comprennent que ce n’est pas préenregistré, que c’est réellement les corps qui produisent tout ça. Mais, après, que la question « comment ça marche » ne soit pas importante. On veut que la force poétique de l’affaire l’emporte. C’est l’humain qu’on regarde. La machine, c’est l’environnement scénographique, le contexte dans lequel les deux corps vont nous amener», illustre celui qui voit (ENTRE) comme un trio composé de deux danseurs et d’une machine.

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Source: Le SoleilDaphné Bédard.