La Rotonde
(ENTRE): touchante simplicité par Daphné Bédard, Le Soleil

(ENTRE): touchante simplicité par Daphné Bédard, Le Soleil

La première représentation de (ENTRE) par le Théâtre Rude Ingénierie s’est extrêmement bien déroulée. Voici la critique de Daphné Bédard parue dans Le Soleil.

Photo: Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Photo: Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

(Québec) CRITIQUE / Partir d’une installation d’ingénierie pour concevoir une pièce de danse semblait une idée bien étrange. Le metteur en scène Philippe Lessard Drolet a su faire cohabiter avec élégance technologie et humanité dans (ENTRE), qui était présenté en première mercredi à l’occasion du Mois Multi.

Coproduit avec le centre chorégraphique La Rotonde, (ENTRE)est avant tout un spectacle de danse. La machine visuelle et sonore, conçue par la compagnie Théâtre Rude Ingénierie, se fait discrète. Et c’est tant mieux. Quelques mordus de technologie essaieront sans doute de comprendre «la bête», mais pour la majorité d’entre nous, son fonctionnement restera un mystère.

Le titre du spectacle a été choisi avec soin. (ENTRE) est un exercice d’équilibre entre la machine et l’homme. Il fait également écho aux hauts et bas du couple qui se tient devant nous. Ce duo qu’on devine amoureux, qui se tiraille, se sépare un instant, pour mieux se retrouver.

La complicité entre les danseurs Josiane Bernier et Fabien Piché était essentielle à la réussite de l’oeuvre. Ils sont tellement beaux à voir ensemble qu’on redoute les moments où ils sont séparés.

N’étant pas un chorégraphe, Lessard Drolet a misé juste en faisant confiance à ses interprètes, guidés par la répétitrice Marilou Castonguay. Les gestes sont simples et d’une grande tendresse, tout comme l’ensemble de l’oeuvre dont émane une touchante simplicité.

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Source: Le SoleilDaphné Bédard.