La Rotonde
Être femme et avoir 40 ans, par Catherine Genest, Voir

Être femme et avoir 40 ans, par Catherine Genest, Voir

17 octobre 2014

Portrait Mathilde Monnier par Marc Coudrais

 

La crise de la quarantaine. Sa version masculine a inspiré un classique à Tchekhov (voir la une), et les sitcoms se sont chargées de la ridiculiser en présentant les hommes comme des bêtes assoiffées de jeunes culs. Mathilde Monnier, elle, brise les stéréotypes.

Elle est née en 1959 et, quand Gustavia a été présenté pour la première fois, cette figure de proue de la danse contemporaine française en était à son dernier tour sur la piste des quadragénaires. C’est cette période de la vie, tout sauf ingrate à ses yeux, qui a servi de trame de fond pour sa pièce. «À 40 ans, on n’a plus rien à prouver comme artiste. Pas parce que notre carrière est derrière nous, mais je pense qu’on peut se donner le droit de s’éclater sur scène.»

S’éclater. Ce verbe-là reviendra souvent dans notre entretien avec Mathilde Monnier, sorte d’équivalent français de Marie Chouinard pour sa renommée nationale, son rayonnement au-delà des frontières et son univers gestuel si distinctif. Une femme qui, d’ailleurs, a été la vedette d’une bande dessinée sur le mouvement, un livre intitulé Mathilde: danser après tout, coécrit par François Olislaeger et la principale intéressée. Du jamais vu au rayon du neuvième art.

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Source: Voir, Catherine Genest.