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Femmes-bustes et Femmes de la lune rouge: quand la danse naît au musée – par Josianne Desloges, Le Soleil

Femmes-bustes et Femmes de la lune rouge: quand la danse naît au musée – par Josianne Desloges, Le Soleil

24 novembre 2014

Femmes-bustes + Les femmes de la Lune Rouge, c’est cette semaine pour 3 soirs seulement! À lire ci-dessous l’article de Josianne Desloges.

Arielle et Sonia

Arielle Warnke St-Pierre et Sonia Montminy ont notamment travaillé avec les chorégraphes de la compagnie RootlessRoot. Ceux-ci ont développé la technique «Fighting Monkey», qui consiste à «réveiller les instincts et les réflexes biomécaniques» en travaillant avec un partenaire. «On a l’air de se chamailler, en fait», explique Arielle Warnke St-Pierre.

(Québec) Dans les musées, lorsque les arts vivants et les arts visuels s’enlacent, les artefacts reprennent vie et les mouvements portent un nouveau sens. Un phénomène avec lequel le collectif Arielle et Sonia travaille depuis longtemps au Musée de la civilisation (MCQ) et qu’il tente, pour la première fois, de recréer dans une salle de spectacle.

Les deux interprètes Arielle Warnke St-Pierre et Sonia Montminy en sont à leur septième création inspirée d’une exposition du MCQ. Elles ont dansé dans les salles d’Infiniment bleu, de L’argent sacré, sacré argent, de Vox populi, de Copyright humain, d’Urbanopolis et de Samouraï. Chefs-d’oeuvre de la collection Ann et Gabriel Barbier-Mueller et se sont inspirées des Maîtres de l’Olympe pourFemmes-bustes. Cette chorégraphie n’a pu naître au musée, puisqu’avec l’exposition Corps rebelles (malheureusement reportée à cause de l’incendie de septembre), la danse devait déjà occuper une place importante dans la programmation.

Cette impossibilité a toutefois été l’occasion pour les deux jeunes femmes de proposer un projet à La Rotonde: la fusion de Femmes de la lune rouge, chorégraphié pour l’exposition Samouraï, et deFemmes-bustes dans un spectacle original.

«Pour l’instant, il n’y a pas de coupure, on veut glisser de l’une à l’autre sans transition», indiquent les interprètes, qui vont chercher différents collaborateurs selon leurs envies. Elles avaient déjà fait appel aux chorégraphes Mélanie Demers (Urbanopolis) et Brice Noeser (Copyright humain), cette fois, elles travaillent avec Annie Gagnon, ainsi qu’avec Jozef Frucek et Linda Kapetanea, à la tête de la compagnie RootlessRoot.

Combat de singes

Le duo de chorégraphes grecs semblait tout indiqué pour une création autour des Maîtres de l’Olympe. Depuis des années, ils ont développé une technique qui s’appelle «Fighting Monkey» et qui consiste à «réveiller les instincts et les réflexes biomécaniques» en travaillant avec un partenaire. «On a l’air de se chamailler en fait», explique Arielle. «On est dans l’efficacité du mouvement et dans la rapidité des réactions.»

Ce qui donne, en stage, des séances d’entraînement très énergiques, qui ont une certaine parenté avec les arts martiaux. Sur scène, toutefois, la technique est transposée autrement, dans une série de mouvements qui évoluent avec précision et intensité, jusqu’à l’épuisement total. «C’est vraiment spatial, c’est un état de corps», indique Sonia.

RootlessRoot collabore souvent avec des artistes en arts visuels et les deux danseuses de Québec n’ont pas eu de mal à les convaincre d’intégrer le travail de Valérie Potvin à leur création. «C’est ma voisine, je voyais ses corps sculpturaux blancs tout empilés dans le locker en bas et ça m’a fait penser à la salle d’expo [des Maîtres de l’Olympe], à tous ces corps morcelés, raboutés», raconte Arielle. «Il y a des morceaux de corps amplifiés ou carrément coupés, comme l’immense pied à l’entrée», renchérit Sonia, dont le corps sera passablement modifié lors de la performance.

Les notions de transformation et de destruction, omniprésentes dans la mythologie gréco-romaine, seront aussi au cœur de Femmes-bustes.

Pour la suite de l’article, cliquez ici.

Source: Le Soleil, Josianne Desloges.