La Rotonde
  • Accueil
  • Arrière scène
  • Femmes-bustes + Les femmes de la lune rouge : force et raffinement – Les Enfants du Paradis
Femmes-bustes + Les femmes de la lune rouge : force et raffinement – Les Enfants du Paradis

Femmes-bustes + Les femmes de la lune rouge : force et raffinement – Les Enfants du Paradis

28 novembre 2014

Robert Boisclair était à la première de Femmes-bustes et Les femmes de la Lune Rouge. Retrouvez sa critique ci-dessous.

La Rotonde propose un duo dansé où le raffinement côtoie joliment la force brute. 

Les femmes de la lune rouge dans sa version du Musée de la civilisation Crédit photo: Nicola-Frank Vachon

Les femmes de la lune rouge dans sa version du Musée de la civilisation
Crédit photo: Nicola-Frank Vachon

La Rotonde propose un doublé dansé inspiré de deux expositions du Musée de la civilisation. Le spectacle débute avec Les femmes de la lune rouge inspiré de l’expositionSamouraï et se poursuit avec Femmes-bustes créée à partir de thèmes et de symboles extraits de l’exposition Les Maîtres de l’Olympe.

Les femmes de la lune rouge s’ouvre avec l’apparition tout au fond de la scène des deux danseuses dans un décor épurée où ne trône qu’un mince serpentin de fil rouge sur un immense tapis blanc. Un rappel, sans doute, du tapis rouge sur lequel s’éxécutaient les danseuses dans la version muséale.

Les femmes de la lune rouge offre une ouverture tout en douceur. Le geste est lent, les danseuses se rapprochent et le geste se développe de plus en plus. Une première partie qui souligne à la fois la force brute et le raffinement des gestes et des mouvements qui habitent le samouraï.

Cette première partie chorégraphiée par Annie Gagnon est la plus intéressante des deux. L’oeuvre donne dans le ton juste. L’espace d’un instant, le spectateur a le sentiment de se retrouver dans l’univers des samouraï et de l’exposition. Les gestes guerriers côtoient les mouvements plus doux, plus raffinés.

Les danseuses se pointent le nez ensuite avec un joli bustier noir. Femmes-bustes prend son envol lors d’une transition rapide. Inspiré du Monkey Fighting, une technique de danse qui prend racine dans les combats de singes, Femmes-bustes est beaucoup plus éclaté que Les femmes de la lune rouge. Ici le spectacle est tout en mouvances saccadées. Les convulsions succèdent aux convulsions et aux gestes un peu plus lovés. Le mouvement est sec et brut. L’inspiration parfois bestial. Comme ce visage sans corps, fait de gâteau fort probablement, duquel on s’approche comme pour l’embrasser mais que l’on dévore goulûment.

Pour la suite de l’article, cliquez ici.

Source: Les Enfants du Paradis, Robert Boisclair.