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Frédérick Gravel, Usually Beauty Fails : Éloge de la lucidité, par Fabienne Cabado, Voir

Frédérick Gravel, Usually Beauty Fails : Éloge de la lucidité, par Fabienne Cabado, Voir

04 décembre 2014

Frédérick Gravel avec guitare et piano, par Francis Ducharme

Le rapport à la beauté et les défis de la rencontre humaine sont au coeur de Usually Beauty Fails, nouveau concert chorégraphique de Frédérick Gravel programmé par Danse Danse. Rencontre avec ce danseur-rockeur qui est aussi penseur.

Frédérick Gravel est l’un des pionniers de cette génération de chorégraphes qui veulent briser l’image élitiste de la danse contemporaine pour en élargir le public. Son truc: faire du spectacle une fête en emmenant son band sur scène et s’adresser au public entre deux tounes pour parler avec humour et intelligence de l’art et de la vie. Il est sympathique, la musique de ses shows est emballante et sa danse est des plus actuelles: physique, énergique et sensuelle. Ayant tout pour plaire, il s’affiche comme une étoile montante sur la scène internationale.

« Usually Beauty Fails tourne autour de l’idée de ce que je peux faire de beau en danse qui ne soit pas quétaine, too much ou larmoyant, explique-t-il. La recherche est encore de ne pas trop bercer les gens dans la séduction ou dans l’illusion. Ou alors, de le faire avec une connivence, de façon à ce qu’ils jouent eux-mêmes avec cette idée-là, qu’ils aient une plus grande lucidité par rapport au spectacle, ne se désengagent pas de ce qu’ils regardent. Je pousse d’ailleurs parfois la séduction pour qu’on finisse par s’en rendre compte. Tout ça est lié à ma réflexion sur le fait que pour être un bon citoyen, il faut travailler fort sur une vision lucide de soi-même, de ce qui nous constitue. Je trouve qu’il est très naïf de croire que notre identité est un choix, alors que c’est une construction. La comprendre, en comprendre une partie, c’est s’approcher de quelque chose qui serait, de manière utopique, la liberté. Et l’idée de faire des spectacles à numéros, c’est aussi pour qu’on ait toujours conscience d’être là et ne pas tomber dans un film. »

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Source: VOIR, Fabienne Cabado