La Rotonde
Gustavia: duo burlesque, par Robert Boisclair, Blogue Les enfants du paradis

Gustavia: duo burlesque, par Robert Boisclair, Blogue Les enfants du paradis

25 octobre 2014

Gustavia, Mathilde Monnier et La Ribot, photo Marc Coudrais

À la Salle Multi de Méduse, pour encore un soir, La Rotonde offre au public de Québec un duo burlesque. Un programme simple et efficace: deux danseuses, chorégraphes, performeuses et deux arts qui se conjuguent. Rencontre entre le burlesque et la danse.

Une scène tout de noir vêtu. Des draps de velours noir recouvrent le sol. Pendrillons et rideaux de théâtre entourent la scène sur trois côtés. Quelques accessoires jonchent le sol. Un micro est bien en vu. Deux danseuses habillées de noir et chaussées de hauts talons s’avancent au micro. Le spectacle débute par une scène de pleureuses. Doucement, la scène glisse vers le burlesque et la clownerie que les deux artistes amènent avec subtilité et avec une bonne dose d’espièglerie.

Suivront des scènes typiques du burlesque: jeu de chaises qui chambranlent ou jeu de biceps, bien plus drôle joué par des femmes que des hommes. Et des moments moins traditionnels, mais qui ne manque pas de piquant, d’intérêt ou de drôlerie: répétitions de gestes ou moments inopinés de folie. Le spectacle se conclue sur une note toute féminine où les deux interprètes, juchées sur des tabourets déclinent la femme sous toutes ses coutures… ou presque.

Des scènes qui semblent bien disparates à prime abord, mais il n’en est rien. Les enchaînements coulent très bien, à une exception près, et l’ambiance burlesque est toujours bien présente. L’on prend plaisir à suivre les personnages dans leur pérégrinations. À découvrir le prochain geste, la prochaine mimique, le prochain moment dansé qui se transformera en clownerie.

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Source: Blogue Les enfants du paradis, Robert Boisclair.